Dopage : Landis se dit victime de l’UCI

Dans un entretien paru dimanche soir sur le site de ce journal, le coureur de 30 ans qui a été contrôlé positif et qui a été licencié par la formation Phonak, n’apprécie guère d’avoir été averti des résultats de ses deux analyses après les médias, ce qui, selon lui, l’a empêché d’assurer sa défense. «J’ai découvert les résultats de l’échantillon B en lisant la presse», a déclaré au journal Landis, qui dit avoir reçu le dossier un jour et demi plus tôt. Tandis qu’en athlétisme le contrôle positif du champion du monde et olympique du 100 m Justin Gatlin a été tenu secret pendant trois mois, «j’ai eu seulement deux jours pour réagir au mien», a fait valoir Landis. Le président de l’UCI Pat McQuaid a dit «qu’il devait révéler les résultats du mien avant qu’il n’y ait des fuites en provenance du labo».
Le coureur, qui nie s’être dopé, estime que sa plus grosse erreur a été de se défendre dans la presse, donnant ainsi l’impression qu’il arrivait chaque jour avec une nouvelle excuse pour expliquer le taux de testostérone anormal décelé dans son sang. «Ce ne serait jamais arrivé si l’UCI ou l’AMA (Agence mondiale antidopage) avaient suivi leurs propres règles», a souligné Landis. L’Américain répète encore que ce n’est pas son échappée dans la 17ème étape de la Grande Boucle qui est anormale, mais les résultats du test (pratiqué ce jour-là). «J’ai fait plus de 20.000 kilomètres d’entraînement pour le Tour. J’ai gagné le Tour de Californie, Paris-Nice et le Tour de Georgie. J’ai été contrôlé huit fois pendant le Tour (de France), quatre fois avant cette étape et trois après, dont trois étaient des contrôles sanguins. Aucune personne normale ne prendrait de la testostérone juste pour un jour. Ça ne marche pas comme ça».

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