Dopage : l’UCI transmet le dossier

Les fédérations nationales de la cinquantaine de coureurs impliqués dans l’affaire de dopage espagnole recevront cette semaine le dossier de la part de l’Union cycliste internationale (UCI) afin d’ouvrir des procédures, a-t-on appris mardi de source proche de l’UCI. Suivant le règlement, les différentes fédérations disposent d’un mois pour prononcer leur verdict.
Le nombre de 58 coureurs a été évoqué à propos de l’affaire Puerto, déclenchée le 23 mai par l’interpellation du Dr Eufemiano Fuentes et de quatre autres personnes, parmi lesquelles Manolo Saiz, le directeur sportif de l’une des formations importantes du peloton.
Les coureurs écartés du Tour de France le 30 juin à la veille du départ sont concernés (Basso, Ullrich, Sevilla, Mancebo, Paulinho, Davis, Nozal, Contador, Beloki). Le cas de l’Allemand Jan Ullrich devrait être ainsi examiné par l’autorité suisse compétente puisque l’ancien vainqueur du Tour dispose d’une licence délivrée par la fédération de son pays de résidence, la Suisse. Celui de l’Italien Ivan Basso, autre favori du Tour évincé fin juin, devrait être transmis par la fédération italienne à la commission antidopage du Comité olympique italien (CONI).
Les noms de deux coureurs qui purgent actuellement une suspension pour dopage, l’Espagnol Roberto Heras et l’Américain Tyler Hamilton, ont également été prononcés dans cette affaire. Le plus gros du travail incombera à la fédération espagnole qui aura à ouvrir un nombre élevé de procédures disciplinaires pour les clients du sulfureux Dr Fuentes. Le règlement prévoit que l’UCI dispose d’un mois, après le prononcé du verdict (acquittement ou sanction) pour interjeter appel auprès du Tribunal arbitral du sport (TAS).
L’ouverture d’une procédure entraîne pour conséquence l’impossibilité pour un coureur d’une équipe ProTour de pouvoir être aligné dans une compétition tant qu’il n’est pas innocenté, en application du code éthique signé par l’ensemble des formations. Avant le départ du Tour, le secret avait été levé sur l’affaire à la demande du secrétaire d’Etat espagnol aux Sports, Jaime Lissavetzky. À partir du rapport d’instruction qu’elle avait reçue, tout comme les organisateurs de la Grande Boucle, l’UCI avait publié les noms des neuf coureurs impliqués à des degrés divers dans l’affaire Puerto qui étaient inscrits sur la liste des engagés du Tour. Ullrich et Basso ont affirmé, en guise de défense, qu’ils n’étaient pour rien dans cette affaire.

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