Droit au but : «La Coupe du monde» de l’Afrique

Certes notre groupe n’a rien d’insurmontable, néanmoins tempérons tout de même ces ardeurs. On peut toujours se dire qu’il  est préférable de se trouver dans le même groupe que le pays hôte, que les conditions sur place soient meilleures, que médiatiquement l’exposition est meilleure etc… Toujours est-il que sportivement parlant, la tâche n’en est pas moins plus compliquée. Ce n’est plus deux places pour quatre équipes, mais plutôt une seule pour trois. Allez chercher un pays hôte, mise à part l’extrême désillusion des Tunisiens en 1994, qui fut éliminé dès le premier tour d’une CAN. Aux éditions nigériane de 2000 et égyptienne de 2006, nous étions dans le groupe du pays organisateur et pendant les deux fois, nous sommes sortis prématurément, donc attention! Favori au sacre final sur ses terres, le Ghana devrait finir premier de notre groupe. Quant au Maroc, tout est clair: sortir vainqueur de la confrontation qui nous oppose à la Guinée et arbitrée par la Namibie. Une hypothétique deuxième place qui nous réservera  un adversaire du groupe B où un gros morceau sautera dès le premier tour; et pas sûr que ce soit le Mali…Bref, tout un programme…
Dans les autres groupes, pas plus de certitudes que cela. Le groupe B, on l’a dit, est donné comme «groupe de la mort» surtout du fait de la présence de l’épouvantail ivoirien que tout le monde à Accra voulait éviter. Le niveau actuel réel du Nigeria reste une inconnue. Le Bénin, qui viendra en voisin, tentera de limiter la casse occasionnée par ce tirage qui est tout sauf clément pour lui. Nos amis arabes n’auront pas non plus la tâche facile. Si il y a une équipe que l’Egypte voulait éviter dans son groupe C, c’est bien le cousin soudanais : Hilal (qui se rappelle au bon souvenir du Zamalek, n’est-ce pas Henri Michel?) Et Merrikh ayant brillé cette saison. Le Cameroun, qui reste sur deux échecs et une non qualification au Mondial, revient revanchard et veut revivre l’ivresse de 2000 et 2002. La Zambie reste un éternel trouble-fête. Dans le groupe D, la Tunisie s’appuiera sur son expérience pour sortir de son groupe saine et sauve où une grosse bagarre s’annonce. L’Afrique du Sud, qui a fait appel à l’expérimenté Parreira (champion du monde 94 avec le Brésil), prépare son Mondial. Le Sénégal se cherche une génération appelée à pallier les héros de 2002. Attention aussi au récent mondialiste angolais. En embuscade, il ne serait pas étonnant de voir les Lusitaniens, qui organiseront la prochaine CAN en 2010, créer la surprise et confirmer leur statut de force émergeante. Comme on s’est plu à le dire, désormais c’est à une véritable «Coupe du monde» de l’Afrique à laquelle on est conviés en janvier prochain. Préparons-nous en conséquence.

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