El Guerrouj rate sa sortie médiatique

À deux étapes de la fin de la Golden League, Hicham El Guerrouj domine le classement mondial d’athlétisme établi par l’IAAF avec 1468 points. Meilleur athlète de l’année dernière, l’athlète marocain devance de 14 points le champion du monde et olympique du 100 m, l’Américain Maurice Greene et de 35 points le Marocain Brahim Boulami.
Le recordman du 3000 steeple, auteur d’un grand retour cette saison, a grignoté quelques points, remontant de la dixième à la troisième place. Ce nouveau classement, Boulami le doit à sa meilleure performance mondiale (7 : 58 : 90) enregistrée vendredi dernier à Monaco. Pour leur part, les Marocains Salah Hissou, Abderahim Goumri et Ali Ezzine, occupent respectivement les 48e, 64e et 83e positions.
El Guerrouj, numéro un de l’athlétisme mondial, ce n’est une surprise pour personne. Prince du demi-fond, l’enfant de Berkane, porte bien son nom. Depuis le début de la saison athlétique, le triple champion du monde du 1500 m n’a cessé d’accumuler les meilleures performances mondiales.
La dernière en date, réalisée sur sa distance de prédilection, le 1500 m lors du meeting de Monaco. Auparavant, il avait remporté quatre victoires d’affilée dans le cadre de la Golden League.
El Guerrouj, toujours en lice pour le jackpot, est au summum de sa carrière. Si le recordman du monde du 1500 m a tout gagné, ou presque – le titre de champion olympique lui échappe encore -, il risque, cependant, de tout perdre. Et sa popularité et le respect du public Marocain. Sa dernière sortie médiatique a tout dévoilé, même si cela est venu sur le tard, mais risque de coûter cher à notre champion.
Les médias sont une arme à double tranchant dit-on. En déclarant que la plupart des athlètes marocains s’adonnent au dopage, le chef de file de l’athlétisme national remet en cause tous les résultats jusqu’à maintenant réalisés par nos athlètes.
Une tâche noire de lourdes conséquences pour le fils de Berkane. Lui qui a déjà des ennemis, surtout après l’affaire des fermes. Il faut dire que El Guerrouj a voulu sortir de son silence, mais la manière n’était pas diplomatique.
D’abord, en annonçant la « mauvaise nouvelle», alors que cette dernière devait venir d’ailleurs, de la commission anti-dopage relevant de l’IAAF. Ensuite, en agissant ainsi, il porte atteinte à l’image de ses compatriotes.
La question qui se pose est la suivante : pourquoi El Guerrouj a-t-il choisi ce moment précis pour faire une telle déclaration ? On se rappelle tous son passage sur 2M, il y a deux ans, plus précisément lors du retour de la délégation marocaine des jeux olympiques de Sydney. À l’époque, El Guerrouj était beaucoup plus du côté des dirigeants de la fédération royale marocaine d’athlétisme. Autre temps, autre discours.
Le champion du monde a changé aujourd’hui de ton. Mettant la responsabilité de la débâcle de cette discipline sur le dos du comité provisoire, il voulait mettre à nu ce qui se passe au sein de ce comité. En accusant, surtout, ses hommes aux sièges non éjectables, il ne fait que réveiller les vieux déments.

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