El Guerrouj veut effacer la malédiction olympique

« Inch’Allah, j’espère que cette fois sera la bonne », déclare à l’AFP Hicham El Guerrouj. Championnats du monde, records du monde, Coupes du monde, réunions d’athlétisme, tout a toujours souri au surdoué marocain. Tout sauf le plus important: les jeux Olympiques. L’histoire semble en effet se répéter pour El Guerrouj, qui semble imbattable mais a perdu les deux courses les plus importantes de sa vie. Victime d’une chute à Atlanta (1996), puis auteur d’une erreur tactique à Sydney (2000) où il a sous-estimé ses adversaires, le Marocain, âgé de 29 ans, sait désormais que le temps lui est désormais compté pour décrocher enfin les lauriers olympiques. Le Marocain, adulé par ses compatriotes, affirme ne pas sentir de pression à l’approche du rendez-vous grec.
« Je me sens soulagé par rapport aux années précédentes. Je me prépare pour le plaisir, je cours pour mon plaisir. Ce sera pour la troisième fois aux Jeux », affirme El Guerrouj, qui s’en remet toutefois à Dieu dès qu’il évoque la course de ses rêves.
Vainqueur de justesse devant le Kenyan Alex Kipchirchir mardi en soirée du 1500 m de la réunion de Saragosse dans le temps moyen de 3 min 36 sec 46/100, El Guerrouj n’est pas inquiet et affirme que tout se passe comme prévu. « Je ne suis pas forcément content du chrono mais pour une première sortie, le plus important, c’était de gagner. Cela me donne confiance pour le reste, pour l’avenir. Maintenant, je rentre au Maroc pour préparer les Jeux pendant 25 jours. Les Jeux, c’est le plus important pour moi », analyse le Marocain. A Athènes, El Guerrouj a à nouveau décidé de doubler 1500 et 5000 m. L’objectif sera un doublé mais El Guerrouj, échaudé par ses dernières expériences olympiques, préfère rester modeste. « Je peux gagner les deux.
Je ne suis pas imbattable. J’ai perdu deux fois (aux Jeux), mais je sais pourquoi. Je m’entraîne de mieux en mieux, à chaque fois un peu plus, pour rester le meilleur.
Cela fait 10 ans que je domine le 1500 m. Inch’Allah … », conclut El Guerrouj. Il compte bien effacer dans le berceau des Jeux la malédiction qui le poursuit.

• Patrick Fort (AFP)

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