Et de sept pour Ahansal

Et de sept pour Ahansal

Sans trop forcer, le champion marocain, Lahcen Ahansal, a remporté, samedi, la 19ème édition du marathon des sables. C’est le septième sacre de l’athlète marocain depuis le début de cette compétition.
La dernière étape s’est achevée samedi avec l’arrivée des concurrents à Tagounit. Lahcen, qui a dominé ses rivaux depuis le début du marathon, a, toutefois, éprouvé quelques difficultés lors des dernières étapes de cette édition.
Grâce à son expérience, celui que l’on surnomme «le renard du désert» a choisi le moment opportun pour passer à la vitesse supérieure pour creuser l’écart qui le séparait de ses principaux concurrents et ce lors de la seconde moitié de ce marathon, disputé en six étapes. Encore une fois, le titre du champion du désert s’est joué entre les deux frères Ahansal. Défiant, tous les deux, dunes de sable, pistes caillouteuses et climat austère, les Ahansal ne se sont pas fait de cadeaux tout au long de cette compétition.
Chacun voulait accaparer la première place du podium. Le dernier mot est revenu à l’aîné, Lahcen. La nouveauté, cette année : l’hégémonie des Ahansal a été brisée lors de la cinquième étape par un autre marocain, Hassan Oulmyr. L’étape suivante c’était au tour de deux autres athlètes marocains, Mustapha Aït Amar et Abdessadek Zaid, jusqu’alors inconnus, de briller de mille feux, en se positionnant juste derrière Mohamed Ahansal.
Ce que l’on retiendra de cette 19ème édition du marathon des sables, qui attire de plus en plus d’amoureux du désert, des espaces, des dunes, c’est que, et les performances sont là pour en témoigner, cette compétition ne sera plus associée au nom des deux frères Ahansal. La prochaine édition promet d’être très disputée, notamment entre les cinq marocains. Seulement voilà une question, qui laisse perplexe plus d’un, mérite d’être posée. Pourquoi tous ces athlètes, avec tout le potentiel qu’ils ont, ne participent pas à des marathons à l’étranger : pourquoi ne leur donne-t-on pas l’opportunité pour qu’ils puissent se mesurer aux grands du marathon, eux qui ont déjà défié le désert ? Et pourquoi leurs performances ne trouvent pas de preneurs ? À rappeler que Lahcen Ahansal a bouclé les 230 kilomètres du marathon des sables en 17 h 44 mn 47 s, devant son frère Mohamed, avec 23 minutes en retard 18 h 07mn 46 s. Oulmyr, qui aura sûrement son mot à dire lors des prochaines éditions, s’est adjugé la troisième marche du podium, avec un chrono de 18 h 49 mn 09 s.
Ce marathon, qui commence à prendre un raisonnement international, a rassemblé plus de 587 participants. Et la prochaine édition, ils seront certainement plus nombreux à prendre part à une compétition pas comme les autres, qui réunit tous les ingrédients d’une belle aventure.

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