Euro 2004

Euro 2004

Groupe A : le groupe des Ibériques
Deux sélection latines sont les favorites de ce groupe, dont les matches seront les plus suivis au Portugal. Les Figo, Rui Costa et compagnie, forts du soutien de leur public, se mesureront à Raul, Morientes et consort dans un choc 100% ibérique. L’Espagne, qui a failli organiser l’événement, ne s’est qualifiée à ces phases finales qu’après un match barrage contre la Norvège. Pour sa part, le Portugal avait une longue période de préparation ponctuée par 7 victoires, 5 nuls et 2 défaites. Mais parmi ces deux revers figure une claque 3-0 à domicile contre le voisin espagnol.
Les deux autres sélections du groupe trouveront de grandes difficultés pour s’assurer une place aux quarts. La Grèce d’abord, qualifiée surprise pour la phase finale, dont la dernière apparition sur la scène internationale remonte à la Coupe du monde 1994. Et la Russie, grand inconnu de la poule, qui ne doit sa présence au Portugal qu’à une victoire en barrage contre le Pays de Galle.

Groupe B : le choc franco-anglais
Dimanche soir, les yeux de millions de passionnés de football seront braqués sur Lisbonne, qui connaîtra le choc France-Angleterre. Ce sont en effet les deux équipes favorites à la qualification au prochain tour. Les Tricolores, champions d’Europe en titre, misent gros sur l’Euro portugais et veulent éviter leur fiasco du Mondial asiatique. Les hommes de Sven Goran Erikson courent toujours derrière leur premier sacre continental.
La meilleure prestation anglaise demeure sa demi-finale de 1996. La Croatie, troisième sélection du groupe B, jouera certainement les trouble-fêtes, surtout qu’elle vise à rééditer son quart de finale à l’Euro 1996 et sa demi-finale mondiale en France en 1998. L’outsider de cette poule n’est autre que la sélection suisse qui se déplace au Portugal avec un principal objectif, celui de faire mieux que la figuration. Mais le pourra-t-elle face à trois géants du football européen ?

Groupe C : les scandinaves en force
Suède, Danemark, Italie et Bulgarie constituent le quartor d’un groupe C dont l’issue reste incertaine, même si la Squadra Azura est placée, par de nombreux observateurs, sur la liste des sélections favorites au sacre final. Les poulains de Gioviano Trapatonni ont en effet la lourde tâche de réconcilier l’Italie avec une coupe qu’elle n’a gagnée qu’une seule fois en 1982. Ce ne sera cependant pas facile à atteindre dans un groupe où le football scandinave est fort représenté: la Suède qui tend à refaire un retour en force sur la scène européenne, n’ayant participé qu’à deux reprises à l’Euro, et le Danemark qui vise à rééditer l’explosif exploit de 1992, édition que les Vikings ont remportée alors qu’ils ne devaient leur participation aux phases finales qu’à la suspension de la Serbie.
La Bulgarie, présente au Portugal avec une nouvelle génération de joueurs désireux de revivre la saga du mondial américain (quarts de finale), complète ce tableau.

Groupe D : groupe de la mort
Incontestablement le groupe le plus relevé du tournoi puisqu’il compte l’Allemagne, les Pays-Bas et la République tchèque. De grandes affiches en perspective pour le plus grand plaisir des passionnés du ballon rond. La sélection de Rudi Völler n’est pas sûre d’avoir le dernier mot dans ce groupe de la mort, vu ces dernières prestations. Les Oranges, qui comptent quelques-uns des meilleurs joueurs en Europe à l’image de Ruud Van Nistelrooy, attaquant de Manchester United, ont la finale dans leur ligne de mire. Les Tchèques ne leur faciliteront pas la tâche, eux qui n’ont qu’une idée en tête, redorer leur blason sur le continent européen, écorné par une élimination au premier tour en 2000. Dans cette jungle de football, évoluera un petit poucet, la Lettonie, invité surprise de l’Euro 2004. Son entraîneur, Aleksandrs Starkovs, estime être en mesure de jouer les trouble-fêtes.

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