Euro-2008 : Domenech fera appel de sa suspension

Euro-2008 : Domenech fera appel de sa suspension

Le sélectionneur de l’équipe de France Raymond Domenech fera appel de sa suspension, prononcée par l’UEFA pour le prochain match de qualification de l’Euro-2008 des Bleus à Milan contre l’Italie, a indiqué mardi la Fédération française de football (FFF).
M. Domenech «demandera en outre à ce que l’Instance d’appel de l’UEFA prononce le caractère suspensif de l’appel, comme elle peut en décider au cas par cas, et à être entendu par celle-ci», ajoute la FFF dans un communiqué.
William Gaillard, conseiller de Michel Platini, président de l’UEFA, a en effet confirmé à l’AFP qu’un «appel n’est jamais automatiquement suspensif». «Et Raymond Domenech a aussi raison de demander à être entendu, car cela non plus n’est pas automatique, il peut y aller lui-même (s’il est convoqué) ou peut être représenté par un avocat», a poursuivi M. Gaillard. La décision de faire appel a été prise après que MM. Domenech et Escalettes, président de la FFF, se soient entretenus sur ce sujet mardi. La FFF et Raymond Domenech «utilisent les possibilités de recours offertes par les textes de l’UEFA, avec l’objectif de tout faire pour que le sélectionneur national soit en mesure de diriger effectivement l’équipe de France le 8 septembre au Stade Giuseppe Meazza (San Siro), à Milan».  L’UEFA avait décidé de suspendre Domenech «pour avoir discrédité le football» avec ses propos sur «un match acheté» pour un match France-Italie Espoirs de 1999.  Cette suspension comprenait une interdiction de banc de touche, de vestiaire et de communication, selon la FFF.  L’UEFA avait également infligé une amende de 10.000 francs suisses (environ 6000 euros). Le sélectionneur disposait de trois jours pour faire appel.  Dans une interview au quotidien «Le Parisien» début août, Raymond Domenech avait déclaré avoir «connu un match des Espoirs France-Italie avec un arbitre acheté» en 1999. Il avait par la suite nuancé, estimant qu’il avait peut-être fait «un amalgame» avec ses accusations d’«arbitre acheté» et ses propos sur les «matches arrangés» du championnat italien.  Dans un premier temps, le président de la FFF, Jean-Pierre Escalettes, avait pris ses distances avec le discours du coach national, en affirmant que «ses propos ne regardaient que ce dernier (Raymond Domenech)».
M. Escalettes avait joint son homologue italien, Giancarlo Abete, pour souhaiter «par ailleurs que la rencontre du samedi 8 septembre 2007 à Milan, comptant pour les éliminatoires de l’Euro 2008, se déroule dans le même esprit sportif que lors du match aller à Saint-Denis». La Fédération italienne de football (FIGC) avait confirmé le coup de fil de M. Escalettes. «Les mots de Domenech, a expliqué Escalettes à Abete, ont été prononcés à titre exclusivement personnel», avait renchéri ainsi la FIGC. M. Abete a beaucoup apprécié le geste d’Escalettes, en le remerciant de son intervention rapide dans cette affaire, avait conclu la Fédération italienne. Sommé de s’expliquer par l’UEFA, Domenech, qui n’a pas été entendu en personne par l’UEFA, avait fait parvenir «un dossier d’explication, avec des coupures de presse et des images vidéo (de l’époque)» à l’instance européenne. «L’idéal serait de régler vite ce problème, car les Italiens se servent de ça pour (préparer) le match de l’autre côté», avait commenté le sélectionneur français le 19 août dernier. Fin août, le sélectionneur de l’Italie Roberto Donadoni avait lui traité les propos de Domenech par le mépris : «Si c’est déjà commencé (le match, ndlr), c’est seulement eux (les Français, ndlr), pas pour moi. S’ils s’agitent, c’est de leur fait. Moi, j’ai d’autres préoccupations. Répondre à ce qu’a dit Domenech ? (…) Mes pensées sont tournées vers le terrain, tout le reste c’est chorégraphie et business».

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