F 1 : menaces sur le GP de France

À en croire les nouvelles qui circulent, le GP de France de Formule 1 ne figurera pas sur le circuit mondial de la saison 2004. Pour la première fois de l’Histoire de la F1, depuis la création du Championnat du monde en 1950, les pilotes pourraient ne pas faire le détour par l’étape française, qui devait être disputée le 11 juillet 2004. Le circuit de Magny-Cours, dans la région de Nevers, serait ainsi privé de l’évolution des monoplaces sur son tracé. Une situation dont l’impact ira se répercuter sur les activités annexes telles l’hôtellerie et la restauration. Les raisons de cette suppression sont, paraît-il, d’ordre financier. En effet, le président du Conseil général de la Nièvre, Marcel Charmant, avait expliqué que la société d’économie mixte exploitant le circuit de Magny-Cours n’est pas en mesure d’apporter au patron de la F1, Bernie Ecclestone, les garanties qu’il exige pour le paiement de cette épreuve en 2004. Il est à noter que le Conseil général de la Nièvre est l’actionnaire majoritaire de la société d’économie mixte chargée de la gestion du circuit sur lequel se court le Grand Prix de France de F1 depuis 1991. Pour sa part, le président du directoire du circuit de Magny-Cours avait indiqué qu’un contrat avait été signé avec Bernie Ecclestone pour les saisons allant de 2005 à 2009, au cas où, malgré les efforts déployés pour éviter ce désagrément, le Grand Prix de France ne devait pas avoir lieu l’année prochaine. Les responsables de Magny-Cours sont d’autant plus embarrassés qu’ils ne peuvent compter, exclusivement, que sur les recettes de la billetterie pour boucler leur budget, Ecclestone étant bénéficiaire des autres profits, publicitaires notamment. Cette équation s’avère de surcroît insolvable lorsqu’on tient en compte la désertion du public ces deux dernières saisons. Une désaffection ayant entraîné un déficit critique. En effet, le Conseil général avait alloué une avance de 1,4 million d’euros pour l’année 2002. Aussi, la collectivité départementale est appelée à voter une aide de 4,5 millions d’euros pour 2003. Cependant, le contrat liant Magny-Cours à Ecclestone est de l’ordre de 11 millions d’euros à partir de 2004 et l’on estime que le risque financier de l’organisation d’un Grand Prix, qui revient à 18 ou 19 millions d’euros, devrait être partagé. Bref, autant de chiffres qui donnent un large aperçu sur la complexité de la situation. Par ailleurs, au moment où la Nièvre s’inquiète, le Castelet monte au créneau. En effet, les dirigeants du circuit du Castelet ont fait part de leurs intentions pour l’organisation du Grand Prix de France 2004. Le circuit Paul-Ricard pourrait ainsi accueillir le Grand Prix de France. Une possibilité que les responsables ont solennellement fait savoir, soulignant oeuvrer d’arrache-pied pour l’étude des modalités de reprise du GP de France. La décision reste, toutefois, du ressort de la Fédération internationale de l’automobile.

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