F1 : Renault sur les terres de Ferrari

F1 : Renault sur les terres de Ferrari

Le Grand Prix de Saint-Marin n’a pas échappé à un Schumacher depuis la victoire de Michael en 1999. Le septuple champion du monde a ensuite remporté toutes les éditions, à l’exception de celle de 2001, première des six victoires en Grand Prix de son frère cadet Ralf, alors au volant d’une Williams -BMW.
Mais bien que cette course, quatrième épreuve du Championnat du monde, se déroule à quelques dizaines de kilomètres de l’usine Ferrari de Maranello, et que Michael Schumacher y détienne le record de victoires (6 dont 5 avec Ferrari), les hommes à battre seront bien Giancarlo Fisichella et surtout Fernando Alonso, vainqueur des deux dernières courses et en tête du championnat des pilotes (26 points).
Leur Renault R25 s’est en effet montrée nettement supérieure au reste du plateau depuis le début de la saison, en mars en Australie, et l’Espagnol Alonso a endossé le rôle du pilote qui pourrait mettre un terme au règne de Michael Schumacher, comme Renault (actuellement premier chez les constructeurs avec 36 points) pourrait briser à l’hégémonie de Ferrari .
"Pour l’instant, je savoure : je suis en tête du championnat, je dispose de la meilleure monoplace du plateau et chaque victoire est un vrai plaisir", commentait Alonso à quelques jours du GP d’Imola , tandis que Fisichella prévenait que la R25 serait "à son aise" sur ce tracé. Toyota, qui joue enfin les premiers rôles (2e du championnat des constructeurs avec 25 points) grâce aux deux deuxièmes places de Jarno Trulli en Malaisie et à Bahreïn, compte bien poursuivre sur sa lancée et peut-être monter pour la première fois sur la plus haute marche du podium, à son 55e GP.
"Nous sommes à la recherche des quelques dixièmes de seconde qui nous manquent par rapport à Renault", a expliqué à l’AFP le directeur technique châssis de Toyota , Mike Gascoyne.
Pour ce premier Grand Prix européen du championnat, les écuries ont apporté à leurs monoplaces les premières importantes modifications de la saison, en particulier sur le plan aérodynamique. Durant les trois semaines séparant Bahreïn d’Imola, les équipes ont parcouru des milliers de kilomètres pour tester ces nouveautés et développer les pneus. "Nous aurons un nouveau diffuseur, de nouveaux triangles de suspension et un nouvel aileron avant", a promis Gascoyne. Couru par une température caniculaire (42°C), le Grand Prix de Bahreïn a été éprouvant pour les hommes et les mécaniques. Ce paramètre pourrait jouer un rôle important puisque, mis à part la Renault de Fisichella, la Williams-BMW de Nick Heidfeld et la Minardi-Cosworth de Christijan Albers, toutes les monoplaces devraient être propulsées à Imola par le même moteur qu’à Bahreïn. Et comme depuis le début de la saison, Ferrari ne pourra espérer lutter contre ses adversaires que si les gommes Bridgestone ont rattrapé leur retard sur les Michelin. Ce retard a été particulièrement criant en fin de course à Bahreïn, où Rubens Barrichello a eu le plus grand mal à maintenir sa monoplace sur la piste, perdant plusieurs places et d’éventuels points dans les derniers tours. Or, à Imola, les pneus sont mis à rude épreuve à la fois par les nombreux freinages très violents et par les vibreurs volontiers escaladés par les pilotes.

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