Faites vos jeux

Après l’édition de 1987, remportée par le Sept algérien, le Maroc est, une nouvelle fois, la terre d’accueil des championnats d’Afrique de handball. Elles seront douze équipes masculines et neuf féminines à être en lice pour remporter les titres glanés il y a deux ans en Algérie par les Egyptiens et les Angolaises. Les Marocains sont abonnés à la quatrième et dernière place lors des quatre précédentes éditions. Composé d’un groupe homogène, le Sept marocain brigue une meilleure position. Le désir de figurer au Championnats du monde reste à la portée des coéquipiers de Mohamed Berajaa. Aucun stage de préparation à l’étranger n’a été effectué. Les joueurs, le staff technique et les responsables fédéraux font montre d’optimisme.
«Nous fondons de grands espoirs dans cette édition pour qu’elle soit la meilleure dans les annales de la participation marocaine », a indiqué le président de la Fédération royale marocaine de handball, Abdelmoumen Jouhari. Depuis la première édition à Tunis en 1974 jusqu’à la dernière à Alger (2000), le handball nord africain masculin s’est accaparé le précieux métal et a trusté tous les titres. Le sacre suprême s’est joué entre trois nations avec six titres pour l’Algérie dont un record de cinq d’affilée de 1981 à 1989. Les Tunisiens, finalistes malheureux lors des derniers jeux méditerranéens contre la Croatie, sont, eux aussi, fin prêts pour aller à la reconquête d’un titre gagné en 1998 en Afrique du Sud.
A Casablanca les Pharaons se présentent, comme les super favoris à leur propre succession et pour un quatrième sacre continental. L’Egypte fait tout simplement partie des grandes nations handballistiques. Leurs participations aux Jeux olympiques et Championnats du monde sont là pour le prouver. Des participations qui classent les Egyptiens entre les quatrième et sixième rangs mondiaux.
L’émergence des Egyptiens sur la scène mondiale a débuté avec le titre de champion du monde des juniors remporté à domicile en 1993. Les Pharaons ne s’arrêtèrent pas à mi-chemin, devenant la première sélection non européenne à faire partie du dernier carré d’as du Mondial français au cours duquel ils étaient passés tout près d’un autre exploit en ratant de peu d’éliminer en demi-finale le sept tricolore qui sera champion du monde. Mais ce n’était que partie remise puisque les Egyptiens prendront leur revanche dans les tournois d’après Mondial sur les mêmes Français.
Chez les dames, le titre sera sûrement joué à deux entre les Angolaises, et les congolaises. Les Ivoiriennes, les Tunisiennes voire les Algériennes se retrouvent en concurrence pour les 3es et 4es places. Pour ce qui est de la sélection nationale, qui est rentrée d’un stage en Espagne, son retour aux compétitions africaines après sa participation aux Championnats de 1987 au Maroc est en soi un exploit. en effet, en l’absence d’un championnat national, il est devenu plus ardu de se mesurer aux équipes rodées et dont les joueuses évoluent dans des championnats professionnels.
C’est pourquoi, le sept féminin marocain ne fera qu’une participation symbolique tout en espérant que les Marocaines donnent le maximum et offrent des prestations honorables.
En confiant au Maroc l’organisation de ce rendez-vous de la petite balle avec ses grands champions et artistes les plus talentueux du continent, la confédération africaine de handball (CAHB) réitère une nouvelle fois sa confiance au handball national qui a fait partie ces dernières années des meilleurs aux côtés des Sept égyptien, algérien et tunisien, sélections les plus régulières dans la représentation du continent aux Mondiaux de la petite balle.

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