Fakhir : La star, c’est l’équipe

Aujourd’hui Le Maroc : Comment avez-vous entamé le match contre le Wydad de Casablanca ?
M’hammed Fakhir : On s’attendait à un match difficile, car il s’agissait d’une confrontation entre deux prétendants au titre. Nous l’avons attaqué avec une grande détermination, sachant que le résultat serait déterminant pour le classement final. Le WAC n’avait d’autre choix que la victoire qui lui aurait permis de réduire l’écart qui nous séparait de lui. Et nous savions que pour cela, il devait prendre des risques et de laisser des espaces derrière lui. Ce dont ont profité nos attaquants. La nervosité des Wydadis (trois ont été expulsés par l’arbitre, Ndlr) a également été un facteur qui nous a quelque peu facilité la tâche.
Champion en titre, le Hassania est largement en tête à mi-parcours du championnat. Cela ne met-il pas un surplus de pression sur vous ?
Evidemment. Nous n’avons pas droit au moindre faux-pas. Nous pouvons certes connaître, comme tout le monde, des passages à vide, mais il ne faudrait pas que cela dépasse un ou deux matches. Si cela devait durer plus longtemps, cela nous rendrait la tâche vraiment difficile, d’autant que nous sommes plus que jamais l’équipe à battre et que nous devons savoir gérer nos rencontres match par match.
Quel est le «secret du Hassania» ?
(rires). Il n’y a pas de secret. Ou plutôt si. Le travail et la rigueur. Il faut ajouter à cela qu’il n’y pas de stars chez nous. Et qu’en fait, la véritable star, c’est l’équipe. Et tous les joueurs se confondent dans cette équipe. Nous avons de très bons joueurs, qui sont parfaitement altruistes. Et donc nous n’avons aucune espèce de problème de vedettariat.
Lors d’un précédent entretien, vous aviez évoqué les sérieuses difficultés que rencontre le Hassania. Qu’en est-il maintenant, alors que vous allez entamer la Champion’s League africaine ?
Après le retour du président Lahcen Bijdiguen (qui avait démissionné avant de revenir sur sa décision, Ndlr), le club est devenu plus stable et il est sur la bonne voie, autant au niveau administratif que technique.
Pour rester dans ce volet africain, quels sont vos prochaines échéances?
Nous avons tout d’abord notre premier matche, qui doit nous opposer le 17 avril prochain à l’Ittihad de Libye, qui est également leader de son championnat national et compte neuf étrangers dans ses rangs, deux Nigérians, un Camerounais, un Paraguayen et un Chilien.
De plus, cette équipe qui est entraînée par un très bon technicien, est encadrée par Kadhafi-fils, qui faisait partie du Ahly et qui veut maintenant relever un challenge, avec sa nouvelle équipe, qu’il entend mener le plus loin possible en Champion’s League. Et il y met les moyens. En ce qui nous concerne, nous espérons arriver à cette compétition avec notre effectif en forme et au grand complet, et que nous n’ayons si possible pas de blessés.
On change maintenant de registre. Quel commentaire faites-vous de la dernière prestation de l’équipe nationale face au Sénégal ?
Je dois vous dire que j’ai été agréablement surpris. Les joueurs m’ont épaté pour avoir su donner une aussi bonne réplique à l’équipe du Sénégal. Je félicite Zaki et son staff technique pour avoir déniché de nouveaux jeunes. Ce ne sont pas des joueurs blasés et leur avenir est devant eux. Mais, attention ! Il ne faut pas qu’une victoire de la sélection nationale puisse occulter les maux que connaissent nos clubs en championnat. Autrement dit, il ne faut pas que ce soit l’arbre qui cache la forêt. Et nous devons nous attacher à trouver les remèdes pour soigner notre football malade. Mais il faut tout d’abord établir un bon diagnostic. Et cela, c’est une affaire de spécialistes !

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