Fatri, un amoureux du marathon

Fatri, un amoureux du marathon

Pour Mohamed Fatri, les apparences ne sont guère trompeuses. Dès le premier contact avec cet athlète accompli, on est frappé par son calme, sa sérénité et son self-control. Propulsé dès son jeune âge dans le milieu de l’athlétisme, ce coureur au sourire charmant et aux yeux pétillants d’intelligence, ne s’est jamais lassé des compétitions.
«Courir représente pour moi une sorte d’évasion. Je me sens épanoui chaque fois que j’entame un marathon. Pour moi, le monde des compétitions est un refuge où je me retrouve», déclare-t-il avec enthousiasme.
D’ailleurs, c’est dans le milieu de l’athlétisme où il a rencontré sa femme, elle aussi athlète, qui vit actuellement en France et qui a acquis la nationalité française. 
La patience, l’implication et la rigueur dans l’entraînement lui ont permis de participer à des compétitions de renommée internationale. 
En mars prochain, il s’envolera vers l’Espagne pour prendre part au Marathon international de Barcelone. Il en est à sa deuxième participation. L’an dernier, il était le seul Marocain à avoir disputé cette compétition. Et il a brillé sur le podium en décrochant la première place.
«C’était formidable. Au début, je n’y croyais pas. Je vivais un véritable rêve. Cela n’a pas été facile, mais j’ai réussi quand même à m’imposer face à des adversaires redoutables», se souvient notre champion.  Cette année, il ne sera pas seul pour défendre le drapeau national. En effet, il sera secondé un autre athlète, Mejdaoui Jalal. L’objectif pour Fatri ne sera pas seulement de conserver son titre, mais d’établir un record pour ce marathon. Et pour y arriver, il ne va ménager aucun effort.
«Je vais essayer de mettre toutes les chances de mes côtés. Mejdaoui Jalal va me soutenir en servant de lièvre. Donc, je ne serai pas seul. C’est un atout de plus cette année», affirme-t-il. Le Marathon de Barcelone n’est pas la seule compétition internationale à laquelle Mohamed Fatri avait participé. En effet, il compte à son actif plusieurs marathons européens : Marathon du Danemark, Marathon de Stockholm, Marathon de Toulouse ou encore celui de Hongrie. Pour atteindre ce stade, Mohamed Fatri a dû travailler dur, pendant des années, muni de sa seule passion pour l’athlétisme. Maîtrisant ses émotions, il sait gérer avec sagesse les contraintes des compétitions. «L’essentiel, c’est de ne jamais perdre le contrôle de soi. Il ne faut pas succomber à la pression. Ce n’est pas toujours facile, mais là, c’est le secret de la réussite», a-t-il expliqué.  Mohamed Fatri fait partie des athlètes marocains qui préfèrent jouer sous le drapeau national. «Si j’avais voulu opter pour la nationalité française, je l’aurais fait il y a longtemps. Mais ce qui m’intéresse, c’est de hausser le drapeau marocain dans les diverses manifestations sportives», conclut-il.

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