Federer remporte son premier Roland-Garros

Federer remporte son premier Roland-Garros

Le Suisse Roger Federer a remporté Roland-Garros pour la première fois en battant dimanche le Suédois Robin Soderling en trois sets 6-1, 7-6 (7/1), 6-4, et a égalé le record de victoires en Grand Chelem détenu par Pete Sampras avec 14 trophées.
Federer s’est imposé dans le dernier tournoi majeur qui manquait à son palmarès à sa onzième tentative, après avoir perdu les trois dernières finales contre Rafael Nadal. Il est le sixième joueur à remporter les quatre épreuves du Grand Chelem, l’Open d’Australie, Roland-Garros, Wimbledon et l’US Open, et le troisième seulement dans le tennis moderne (ère Open, 1968) après l’Australien Rod Laver et l’Américain Andre Agassi. Lors de la finale, disputée en grande partie sous la pluie, Federer, pratiquant un tennis superbe, n’a laissé aucune chance à Soderling, l’homme qui avait éliminé Nadal, quadruple tenant du titre, en huitièmes.
Efficace au service, commettant un minimum de fautes directes, il a pris à la gorge le Suédois, tétanisé par l’importance de l’événement, comme pratiquement tous les invités-surprise à ce niveau de la compétition. Pour sa première finale de Grand Chelem, Soderling, 25e mondial, n’a pas reproduit le tennis qui lui avait permis de battre, outre Nadal, d’autres grands spécialistes de la terre battue, comme l’Espagnol David Ferrer, le Russe Nikolay Davydenko et le Chilien Fernando Gonzalez en demi-finale.
Au bout de 13 minutes, le Suisse menait déjà 4 à 0 avec deux breaks d’avance. Le Suédois s’est ressaisi à partir de la manche suivante, mais sans jamais contester la supériorité d’un Federer évoluant à un très haut niveau. Le Suisse est resté d’un calme parfait grâce à son incomparable expérience des finales de Grand Chelem. Il jouait la 19e de sa carrière, record du Tchèque Ivan Lendl égalé. Même l’irruption sur le court, au deuxième set, d’un énergumène qui a tenté de lui couvrir la tête avec un tissu ne lui a pas fait perdre son sang-froid. Cette victoire est l’aboutissement ultime pour Federer, qui semblait ne jamais devoir s’imposer sur la terre battue parisienne, et une éclatante revanche au moment où son déclin était annoncé.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *