Ferrero succède à Kuerten

Bon début de saison sur terre battue pour Juan Carlos Ferrero. Le jeune Espagnol a remporté, dimanche et haut la main, le tournoi de Masters Series de Monte-Carlo en battant en finale son compatriote Carlos Moya en 7-5, 6-3, 6-4.
Il succède ainsi au Brésilien Gustavo Kuerten vainqueur de l’édition 2001. Ce résultat confirme encore une fois qu’il est l’un des meilleurs joueurs du monde sur terre battue. Dans cinq semaines, Ferrero prendra part au tournoi de Roland Garros au côté de «Guga», de retour à la compétition après une longue absence due à une blessure.
L’Espagnol, qui n’a jamais réussi à s’imposer devant le Brésilien puisqu’il a été écarté en demi-finales des deux dernières éditions, tentera de prendre sa revanche sur le triple vainqueur des internationaux de France. Ce dernier, à la recherche d’un quatrième titre, essayera de rééditer l’exploit de l’année dernière.
«Évidemment, c’est une victoire très importante pour moi», a déclaré Ferrero, 22 ans. «Cette victoire me donne beaucoup de confiance et de certitude sur mon jeu. Je suis très heureux du niveau de jeu que j’ai montré pendant toute la semaine. Ici, j’ai accumulé des victoires et j’ai montré qu’en jouant bien je pouvais battre n’importe qui sur terre battue. Si je peux gagner ici, je peux aussi gagner à Paris». Le dernier tournoi remporté par le jeune Espagnol date de l’année dernière lors des Masters Series de Rome. Depuis, il n’est pas parvenu à gagner plus de deux matches d’affilée. À Monte-Carlo, Ferrero a sauvé une balle de match au deuxième tour contre son compatriote Felix Mantilla. Mieux encore, il n’a perdu que deux sets tout au long du tournoi. En finale, le nouveau numéro un espagnol n’a laissé aucune chance à Moya, tombeur du numéro un mondial Lleyton Hewitt, de l’ancien numéro un mondial Marat Safin, de son compatriote Alex Corretja et de l’Anglais Tim Henman. Les deux joueurs, qui maîtrisent la défense du fond de court, se sont livrés un duel sans merci durant la première manche, remportée par Ferrero. Handicapé par une blessure aux adducteurs, Moya n’arrivait plus à suivre le rythme imposé par son adversaire pour s’incliner en fin de rencontre.
«Au premier set, nous avons commis beaucoup de fautes l’un et l’autre. Ensuite, j’ai joué de façon plus agressive, moins attentiste, et ça a payé », a expliqué Ferrero. «J’ai été donc capable de gagner le premier set, ce qui a été une très bonne chose pour moi pour la suite». Pour sa part, Moya, qui a raté de peu son premier tournoi majeur depuis quatre ans, n’a pas caché sa déception. «Arriver blessé en finale, c’est très dur. Incapable de jouer par moments, j’avais envie de pleurer. C’est dommage. Il y a tellement longtemps que je courrais après une finale de Masters Series ».

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *