Fès, capitale maghrébine de la boxe

Fès, capitale maghrébine de la boxe

Les rings étaient en fête à Fès. Dans la catégorie des –48 kg, le jeune Bouchtouk Redouane a offert au Maroc la première médaille d’or, au détriment de l’Algérien Boubraout Hamoud. Chez les – 51kg et- 54 kg, nos représentants se sont contentés de deux  médailles d’argent obtenues par Chichti Saïd  et Hachemi Youssef.
En ce qui concerne les – 57 kg, Boubaker Seddik Lbida était plus probant en réalisant une victoire aux dépens du redoutable Algérien Belkheir Hadj. Chez les -60 et -64 kg, c’était la déception avec Tabouti Yassine  et Bella Adil; pourtant, ce dernier était le grand favori de sa catégorie.
Pour les- 69 kg, le pugiliste marocain Miloud Ait Hami a pris le meilleur sur l’Algérien Kassel  Nabil.  Mohammed Ammenssi (+91 kg)  a de son côté battu  le Tunisien  Shabi Mourad. Pour leur part, les pugilistes marocains Rhemini Adil, El Haimer Jaoued et Nabil Bouzidi se sont inclinés respectivement face à l’Algérien Taghia Rhida et aux Tunisiens Sahraoui Mohammed  et Homrani  Mohammed. En marge de cette compétition, les organisateurs ont  prévu un stage de recyclage au profit des arbitres présents autour du scoring machine et l’application des nouvelles dispositions du règlement de l’arbitrage. Durant deux jours, l’assistance présente dans la salle du 11 janvier de Fès a pu remarquer la sportivité et le fair-play qui ont dominé les combats, faisant prévaloir la noblesse de la boxe. Cette manifestation a été présidée par Abdellah Benssalem, président de la Confédération africaine de boxe, qui a déclaré à «Aujourd’hui Le Maroc» que «la boxe maghrébine est l’héritière d’une longue tradition sportive; les boxeurs maghrébins et africains ont toujours excellé lors des compétitions internationales. Durant ces deux jours de compétition, les observateurs de l’art noble ont pu se rendre compte de l’absence de toute agressivité. Cela est dû à mon sens, à deux raisons. La première a trait au cadre de ce tournoi offert par cette ville spirituelle, faisant régner la fraternité entre les différents protagonistes. La seconde est d’ordre technique, parce que le principal enjeu qui réunissait les combattants était la qualification au Championnat africain, prévu au début du mois de mai prochain». Quant à Mustapha El Kandali, vice-président de la Fédération royale marocaine de boxe, il n’a pas caché sa déception face à la prestation des locaux, estimant que «la récolte marocaine est faible, il reste encore du travail à faire, dans un mois nous organisons les Championnats d’Afrique, notre boxe devra exceller, j’espère que cette prestation très moyenne n’est qu’un incident passager. Dans tous les cas, j’interpelle les responsables des ligues et des clubs à s’occuper davantage de la formation des jeunes pour assurer la relève, il y a les jeux de Pékin et l’après-Pékin.»

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