Fethi Jamal veut faire appel aux pros

Fethi Jamal veut faire appel aux pros

L’équipe nationale juniors connaît, maintenant, son prochain adversaire. Dans le cadre des éliminatoires du Championnat d’Afrique des –17 ans, dont les phases finales auront lieu en Gambie en 2005, les poulains de Fethi Jamal effectueront leur première sortie le 19 novembre prochain à Tripoli contre la Libye.
Le match retour se déroulera le 4 décembre à Rabat. Certes, le tirage au sort, pour cette première rencontre du premier tour, a été clément avec le onze national, mais pour le cadre technique national, le match contre la Libye est un match comme les autres. Car l’objectif final est d’atteindre les phases finales de la Coupe d’Afrique. Une échéance à prendre avec beaucoup de sérieux, surtout après les bonnes prestations enregistrées par nos différentes équipes nationales, les « Lions de l’Atlas », les olympiques, sans oublier, l’équipe nationale « B ». Fethi Jamal en est conscient. À l’image du travail, qui a été fait en équipes nationales A et olympique, où il y a de plus en plus de professionnels, le sélectionneur national des juniors veut, lui aussi, faire appel aux pros. Un travail de terrain est, d’ailleurs, en train de se faire à la recherche de l’oiseau rare.
Un choix justifié, selon Fethi Jamal, par le niveau moyen des joueurs qui évoluent dans notre championnat et le manque de compétitions internationales. Il s’agit, pour l’entraîneur national, de hisser le niveau technique et tactique des juniors, car il n’y a pas que la Coupe d’Afrique, comme objectif. Il y a la Coupe du Monde aussi. Seul hic : des difficultés existent pour faire venir les jeunes issus des centres de formation des clubs européens. Selon Fethi Jamal, il s’agit de jeunes joueurs scolarisés et qui, en même temps, suivent une formation dans leurs clubs. Du coup, ces joueurs ne sont pas considérés comme des pros et, par conséquent, ne sont pas concernés par les règlements de la FIFA.
Ces derniers ne s’appliquent, en fait, qu’aux joueurs sollicités par les équipes nationales A et olympique. Et ce pour des échéances bien déterminées comme la Coupe du Monde, la Coupe d’Afrique, ou encore les Jeux Olympiques. Cette nouvelle stratégie s’inscrit, en fait, dans une vision plus globale du football national. Celle de rendre notre ballon rond plus compétitif, plus conquérant, et plus présent dans les compétitions internationales. Jamais, les équipes nationales, toutes catégories confondues, n’avaient autant de professionnels. Tant mieux. Cela prouve que notre pays regorge de talents, à l’intérieur comme à l’étranger. Mais, la ditestratégie reste limitée dans le temps et dans l’espace.
Dans le temps, car on ne sait pas ce que nous réserve la FIFA en termes de textes juridiques. Car les clubs européens refusent de plus en plus de libérer leurs joueurs pour participer avec leurs équipes nationales. Plus encore, de plus en plus de joueurs déclinent les propositions de leurs sélectionneurs. La dernière CAN en est l’illustration parfaite.
Dans l’espace, il ne faut pas que ces actions soient focalisées sur les pros et les futurs pros, prêts à jouer. Le niveau atteint, ces derniers temps, par nos équipes ne doit pas nous faire oublier une réalité amère : l’absence de centres de formation et d’encadrement dans un pays candidat à l’organisation de la Coupe du Monde 2010 et où le foot est roi. Sans infrastructures sportives, sans encadrement, sans moyens financiers…et, pour résumer le tout, sans une vraie politique de foot, l’avenir demeurera incertain.
Des exploits, comme ce qu’on a vécu lors de la CAN 2004, le Maroc en a connu plusieurs, pour ne citer que le Mondial 86, mais nos responsables n’ont rien fait pour instaurer les bases d’un football professionnel.

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