FIFA : une « Task force » pour l’avenir du football

Les sujets de satisfaction sont pourtant nombreux à la FIFA, à l’image des finances (résultat net positif de 102,3 M EUR en 2004) ou d’une Coupe du monde en Allemagne qui s’annonce d’ores et déjà comme une réussite.
Et le président de la FIFA, le Suisse Joseph Blatter, n’a pas manqué de le souligner au cours du congrès, qui a également vu l’institution s’enrichir des 205e et 206e membres avec le Timor oriental et les Comores. Pour autant, le président de la Fédération internationale n’a pas manqué aussi de relever les "défis" qui attendent le football. De nombreux nuages se sont amoncelés à l’horizon. Qu’il s’agisse des affaires de corruption et de paris (affaire Hoyzer en Allemagne), des problèmes engendrés par la multipropriété de clubs, de l’ingérence politique dans de nombreuses fédérations ou de la montée en puissance de la sphère professionnelle, via les ligues et, plus encore, le G14 (groupement de 18 des plus puissants clubs européens), Joseph Blatter a désigné la danger. Aussi a-t-il proposé au congrès, qui l’a aussitôt acceptée, la création d’une "task force" qui aura "pour mission de s’attaquer aux problèmes actuels du football moderne" et qui "relèvera directement du comité exécutif". La G14 n’a pas été ménagé par Blatter, furieux, notamment, de la plainte que celui-ci a déposé conjointement avec le Sporting de Charleroi (1re div. belge) contre la FIFA pour abus de position dominante dans le cadre de la mise à disposition de joueurs pour les équipes nationales.
Autre sujet à polémique, le dopage, et les relations avec l’Agence mondiale antidopage (AMA) ont également été au centre des débats. Joseph Blatter a assuré que les textes de la FIFA étaient désormais en harmonie avec ceux du code mondial antidopage.

Grégoire Lemarchand (AFP)

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