Football : Affaire Ronaldo – Blood spinning : Thérapie admissible ou dopage ?

Football : Affaire Ronaldo – Blood spinning : Thérapie admissible ou dopage ?

Cette méthode, Blood Spinning (littéralement: centrifugation sanguine), qui dans certains cas peut être assimilée à du dopage. «Ce n’est pas une méthode codifiée, une procédure reconnue», explique Olivier Rabin, directeur scientifique de l’Agence mondiale antidopage (AMA), à propos de cette technique de prélèvement-traitement-réadministration de sang élaborée par un chirurgien maxillo-facial de Floride, en 1998, afin de faciliter la cicatrisation de ses patients.
C’est ce flou scientifique qui a conduit l’AMA, en 2005, à rendre un avis mi-chèvre mi-chou sur le blood spinning, pressé par l’annonce du club anglais de Chelsea qui avait décidé de l’utiliser sur ses joueurs blessés. Avant de se raviser devant la levée de bouclier provoquée par ce projet.
Partant du principe qu’il y a, en la matière, autant de pratiques que de praticiens, l’AMA a décidé, il y a deux ans, de n’interdire que celles impliquant les facteurs de croissance (NGF), encore indétectables. «Dans la liste des produits interdits, figurent les facteurs de croissance. C’est donc à ce titre que la méthode peut être interdite», explique Rabin. En effet, le recours au blood spinning n’implique pas forcément l’activation de ces hormones. «On peut prendre un peu de sang, le centrifuger pour récupérer quelques plaquettes que l’on réadministre au sujet», poursuit-il, notant que cette technique est tout à fait admissible. «Avec d’autres méthodes, on retire du sang, on stresse les plaquettes qui libèrent des facteurs de croissance que l’on réadministre au sujet», dans un cartilage, un tissu ou un muscle blessé afin d’accélérer sa guérison. C’est bien sûr cette dernière méthode que l’AMA assimile à du dopage. Devant la multiplicité des techniques, l’Agence a par ailleurs confié aux rganisations nationales antidopage le soin de repérer, et donc de décider de la régularité des traitements par blood spinning sur leur territoire. C’est la raison pour laquelle le Comité olympique italien (CONI) s’intéresserait au cas de Ronaldo, sous contrat en Italie.

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