Football : La messe des juniors au bénin

Football : La messe des juniors au bénin

L’aventure de l’équipe nationale est loin d’être une partie de plaisir au vu de la présence de sélections ayant marqué l’épreuve de leurs empreintes, comme le Nigeria, lauréat de quatre éditions successives (1983, 85, 87, 89), l’Egypte, tenante du titre et triple vainqueur de l’épreuve (1981, 91 et 2003) et l’Angola (2001), en plus du Mali et de la Côte d’Ivoire.
Le défi est de taille, puisque le football marocain a besoin d’une nouvelle consécration qui viendrait s’ajouter à l’unique titre décroché jusque-là par les «Lionceaux de l’Atlas». C’était en 1997 à Meknès, sous la houlette du coach national, Rachid Taoussi.
Partant, les poulains de Fethi Jamal n’ont pas droit à l’erreur et sont appelés à se transcender pour mieux faire que lors de l’édition précédente au Burkina Faso, où ils ont été éliminés au premier tour. Et le moins que l’on puisse attendre d’eux est de figurer parmi le carré d’as, synonyme de qualification au Mondial-2005 qui aura lieu en juin prochain aux Pays-Bas.
Un challenge personnel à relever également par Fethi Jamal, soucieux de faire oublier la sortie sans gloire des siens en 2003 (1er tour), après un nul blanc face au Ghana et deux défaites devant la Côte d’Ivoire (1-0) et l’Egypte (4-0).
Les «Lionceaux de l’Atlas» évolueront dans le groupe B aux côtés du Lesotho, de l’Angola et de l’Egypte. A priori, les Marocains partent favoris pour l’un des deux billets de ce groupe, mais il ne faut sous-estimer aucun adversaire car le temps des « petites » et « grandes » équipes est bel et bien révolu.
Aussi, faut-il rappeler que pour arriver à ce stade de la compétition, la sélection du Lesotho a écarté le Zimbabwe et l’Afrique du Sud, et sur des scores éloquents, respectivement 3-0 et 4-0. Et pour sa première participation à une phase finale, rien ne va l’empêcher de jouer les troubles-fête. Le Lesotho a tout à gagner et rien à perdre.
Faisant partie des quatre formations rescapées de la dernière édition, aux côtés de l’Egypte, du Mali et de la Côte d’Ivoire, l’équipe nationale, dans sa nouvelle version, est capable de répondre aux attentes de ses supporters, grâce à une ossature formée de joueurs doués, tels le capitaine Youssef Rabeh, Mohcine Iajour, Abdeslam Benjelloun et le quatuor professionnel composé de Rachid Tiberkanine (Ajax Amsterdam/P-B), Karim Azizou (Bordeaux/Fra), Karim Meftal (Niort/Fra) et Youssef Abdellaoui (Saint-Etienne/Fra).
Tous ces jeunes, qui ont à coeur d’offrir une belle image du football national, chercheront à séduire et à convaincre, ayant à l’esprit l’immense joie suscitée par chaque victoire de leurs aînés lors de la CAN seniors en Tunisie, et l’accueil chaleureux qui leur a été réservé à leur retour.
Le Maroc a été le premier pays à obtenir son billet pour la CAN-2005, après sa victoire sur le Niger par 4-0, en match aller du 2è tour à Rabat et l’annulation du retour en raison de la disqualification de son adversaire, après la décision de la FIFA de geler les activités de la Fédération nigérienne pour « ingérence des autorités dans les affaires du football local ».
Le souvenir du sacre de 1997 met une pression supplémentaire sur les épaules des «Lionceaux de l’Atlas» qui, sous la fêrule de Fethi Jamal, voudront faire mieux que la génération Skitioui, Ramzi et feu Zerouali. Sauront-ils marcher sur leurs traces ?

• Abdelhafid Mansouri (MAP)

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *