Football : Ligue 1 : L’été calamiteux d’Auxerre

Football : Ligue 1 : L’été calamiteux d’Auxerre

Une défaite, une de plus. La cinquième en six rencontres. Une fréquence préoccupante. Le début de saison de l’AJA n’annonce rien de bon pour les Bourguignons. Une 18e place au classement et trois points arrachés sur 21 possibles, le bilan frise la catastrophe. Soyons clair, Auxerre ne visait pas le haut de tableau mais tout de même. Dès l’intersaison, l’exercice 2007-2008 s’annonçait mal. La faute avant tout à un mercato dévastateur. La saignée de l’intersaison fut trop imposante, la fuite des talents trop massive : «Au niveau technique, on a perdu des joueurs de qualité à l’intersaison», admet Jean Fernandez.
Les départs de Lionel Mathis et de l’ancien capitaine Benoit Cheyrou ont laissé un trou béant au sein de l’entrejeu bourguignon. La percussion d’Akalé, joueur le plus efficace l’an passé avec 9 buts et 7 passes décisives, fait cruellement défaut à une animation offensive quasiment atone depuis début août (2 buts seulement). D’autant que le Kenyan Oliech arraché dans les derniers instants du mercato à Nantes , n’a pas vraiment le profil du sauveur mais plutôt celui d’un joueur de complément.
Mais c’est avant tout en défense que le constat est le plus inquiétant. «On a des difficultés au niveau défensif, on prend beaucoup trop de buts», regrettait l’entraîneur de l’AJA. En enregistrant les départs de deux internationaux en puissance, Younes Kaboul et Bakary Sagna, l’arrière-garde auxerroise devait s’attendre à souffrir. D’autant que leurs remplaçants déçoivent. Le jeune Baptiste Martin semble encore un peu tendre, en témoigne son impuissance face à Fodé Mansaré samedi dernier à Toulouse . Quant à Tamas, en provenance du Celta Vigo, il ne se distingue pas par sa sérénité. Plus mauvaise défense de Ligue 1 (plus de 2 buts encaissés par match en moyenne), l’AJA s’appuie sur des bases vacillantes. Et quand l’arrière-garde titube, c’est tout le collectif qui tangue.
Après la défaite cinglante à Strasbourg (0-3) lors de la 3e journée, Benoît Pedretti sortait déjà de sa réserve : «On a l’impression qu’il nous manque l’envie de la mettre au fond, l’envie d’arrêter l’attaquant adverse. Nous ne sommes pas très bien, car nous n’arrivons pas à trouver un équilibre entre phases offensive et défensive. Après, quand on se manque dans les zones de vérité, on le paie cash». Un cri d’alarme sans écho jusqu’à présent. D’autant que l’épisode Maoulida, mis à l’écart après avoir manqué deux penalties, n’a pas dû rassurer un collectif en déficit cruel de confiance.

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