France et Nouvelle-Zélande pour la 3ème place

Les All Blacks face à la France au stade olympique de Sydney: l’affiche a fière allure. Les deux équipes figurent parmi les plus spectaculaires depuis le début du Mondial. Le jeu collectif des Français est enthousiasmant alors que les individualités néo-zélandaises ont terrorisé toutes les défenses. Mais les deux camps ont été largement affectés par l’élimination en demi-finale. La défaite (22-10) face à l’Australie a replongé les All Blacks dans une série d’interrogations similaire à celle qui avait suivi la défaite en demi-finale du Mondial-99. Côté français, la défaite face aux Anglais (24-7) a sérieusement refroidi l’ambiance. Un sentiment d’incertitude plane, entretenu par les hésitations de l’entraîneur Bernard Laporte à poursuivre sa mission, la retraite du capitaine Fabien Galthié et les interrogations de certains cadres trentenaires, comme Fabien Pelous ou Raphaël Ibanez, sur leur avenir international. Pour aborder cette 40e confrontation depuis 1906, les deux équipes ont adopté des démarches opposées. Les Néo-Zélandais ont regagné Melbourne, pour ravaler leur déception au calme, à mille kilomètres au sud de la fièvre rugbystique qui a saisi Sydney. L’entraîneur John Mitchell, largement visé par les critiques, a choisi de reconduire en bloc l’équipe qui avait débuté la demi-finale perdue face aux Wallabies à l’exception du demi de mêlée Justin Marshall, blessé aux côtes et remplacé par Steve Devine. Les Français, frappés par les indisponibilités (Milloud, Harinordoquy, Betsen, Dominici) et qui disposent d’un jour de récupération en moins, ont préféré aligner une équipe bis, où figure l’ouvreur Gérald Merceron dont ce sera le dernier match international. Seuls le pilier Sylvain Marconnet et le centre d’origine néo-zélandaise Tony Marsh avaient entamé le match perdu face aux Anglais dimanche. Les treize autres joueurs étaient remplaçants ou spectateurs. Pour les entrants, l’enjeu est double. D’abord prouver qu’ils auraient pu participer plus activement à l’aventure alors que l’équipe type a été très rapidement arrêtée en début de tournoi. Surtout, ils voudront démontrer qu’ils peuvent représenter l’avenir alors que le Tournoi des six nations 2004 se profile déjà.

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