Fredericks raccroche les crampons

Fredericks raccroche les crampons

C’est sur terre française que l’athlète namibien Frankie Fredericks, champion du monde du 200 m en 1993, a annoncé sa prochaine retraite, mardi dernier, à l’occasion de la réunion de Nancy. Décision prise à l’âge de 37 ans. Le sprinter namibien, qui n’a jamais remporté l’or olympique, a fait savoir, dans une déclaration à la presse, qu’il n’éprouve « aucun regret ».
Pour sa dernière sortie sur 100 m dans l’Hexagone, Fredericks a été battu par le Français Ronald Pognon (10 sec 23 contre 10 sec 29). «Il a fait une très bonne course, il méritait de gagner», a reconnu Fredericks, après avoir serré la main de tous ses adversaires, comme il le fait à chaque course. «Mon temps n’est pas important, je suis ici pour dire au revoir au public français. Je suis sûr de ne pas courir l’an prochain», a déclaré ce dernier, vainqueur de sept médailles d’argent (quatre aux jeux Olympiques et trois aux Championnats du monde). La retraite du seul médaillé olympique de l’histoire de la Namibie ne date pas d’aujourd’hui. Des rumeurs avaient circulé, l’année dernière, sur un éventuel départ en retraite de l’athlète namibien. C’était lors des Jeux africains à Abuja, où il avait terminé deuxième sur 200 m. Information démentie par Fredericks, quelques jours plus tard, expliquant que ses propos avaient été mal interprétés.
Aligné sur la finale du 200 m des Jeux Olympiques d’Athènes, Fredericks a encore une fois échoué dans sa tentative de quête de son premier titre olympique. Il a été devancé par le trio américain (Shawn Crawford, Bernard Williams et Justin Gatlin). A rappeler qu’en 2000 à Sydney, Fredericks a dû renoncer pour blessure. «Ce n’est pas une déception, assurait-il mardi soir. «J’en ai rêvé, j’ai fait de mon mieux pour l’obtenir, mais ce n’est pas arrivé. On ne peut pas obtenir tout ce que l’on souhaite», a ajouté ce dernier.
De sa longue carrière, qui a débuté en 1990, année où son pays a acquis son indépendance, Fredericks en garde de bons souvenirs. Pour ne citer que ses deux seuls titres de champion du monde sur 200 m, en 1993 en plein air et en 1999 en salle, ainsi que toutes ses médailles. Mais aussi son record du monde en salle du 200 m (19 sec 92/100) établi à Liévin en 1996. « C’était la course parfaite », se souvient-il. Ses prochaines dernières sorties : la finale du Grand Prix à Monaco puis le Japon. Pour ce qui est de ses projets d’avenir, Fredericks n’y pense même pas. «Je vais juste rester chez moi, dit-il». Avant d’ajouter «Je n’ai aucune idée pour le moment».

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