FUS-MAS, les retrouvailles

Contraints d’évoluer dans un système de jeu rigide, les deux protagonistes, le TSC et le FUS, ont opéré contre-nature en verrouillant en défense, mais ne prenant aucun risque en attaque. Cependant, cette tactique a fait relâche spontanément après avoir montré certaines défaillances de parts et d’autres pour terminer ce premier quart-temps par 16 à 23 en faveur des visiteurs.
Lors du deuxième quart-temps, les coéquipiers de Mouak ont confirmé leur supériorité par des contres bien construits et des tirs à 3 points meurtriers, qui ont eu en outre déboussolé les amis de Ritno Jeson, pour achever cette première manche en faveur du FUS par 32-43. Après la pause, les poulains du coach M’jaed du TSC ont imposé un rythme infernal à leur homologue le FUS, ce qui leur a permis de réduire la marque à un point. Score à la fin du troisième quart-temps 57 à 58 pour les Rbatis.
À la reprise du 4e quart-temps, le TSC s’est réveillé (64-62, 35e puis 67-67, 38e ). Mais ce n’est que partie remise puisque les Kajjaj, Bab Ali, Mohamed du FUS sont passés à la vitesse supérieure à 2 minutes de la fin de la partie pour rafler la mise aux Tihadis sur le score de 67 à 74.
«Je n’ai pas l’habitude de critiquer l’arbitrage, mais, aujourd’hui, M. Hanafi nous a lésés d’une part, d’autre part, trois de nos meilleurs joueurs n’ont pas participé pour cause de blessure. Je souhaite bonne chance au FUS », déclare M’jaed. Après 11 années révolues, le FUS renoue, enfin, avec la finale de la coupe du Trône après sa défaite face au MAS en 1991 à Rabat. « Le résultat acquis, ce jour, à Casablanca ne fait que concrétiser la bonne prestation du FUS dans l’exercice en cours. Nous sommes en finale. On va travailler d’avantage pour offrir ce prestigieux trophée à notre public », déclare Driss Houari, entraîneur du FUS. À mentionner l’abandon du vétéran, Bennani, du FUS à 3 minutes de la fin de la partie pour blessure sur le cuir chevelu, nécessitant quelques points de sutures à la clinique. Pour sa part, le MAS, sous la houlette de son nouveau coach Zehzouhi, a reçu l’ASS, victorieuse à domicile par huit points d’écart au match aller.
C’est avec un nouveau sang, une fraîcheur physique des grands jours et un moral au beau fixe, que les coéquipiers de Abdelfetah Bouhaba ont isolé la paire dangereuse de l’ASS, Didouch et Hassouni, pour faire cavaliers seuls devant les poulains du manager, Saïd Bouzidi, qui ont joué uniquement pour limiter la casse. Mais en vain, puisque le MAS leur a infligé une sévère correction pour les balayer sur le score sans appel de 80 à 55.

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