GNF : La fuite en arrière !

La manoeuvre de diversion entamée par la FRMF, est-elle vouée à l’échec ? L’on ne sait que trop. Suite à l’élimination de l’équipe nationale, dès le premier tour de la coupe d’Afrique des nations, qui a eu lieu au Mali, la Fédération de football a décidé d’organiser, du 11 au 14 courant à Rabat et Casablanca, une série de réunions censées recueillir les avis des différents intervenants du football national.
On l’aura aussi compris. Il ne s’agit ni plus ni moins que d’une manoeuvre de plus pour détourner l’attention aussi bien des acteurs du football au Maroc que celle de l’opinion publique marocaine sur un problème de fond : la fédération elle-même. Mais nul ne pourra éluder la colère de tout un peuple, déçu par une gestion chaotique de ce sport et une prestation désastreuse de son onze national.
Le bureau fédéral a donc décidé de faire appel à l’Association marocaine de la médecine sportive, l’Association marocaine de la presse sportive, l’Alliance marocaine des journalistes sportifs et l’Amicale nationale des entraîneurs de football. C’est compter sans le nationalisme des uns et l’intelligence des autres. Les membres de l’Association marocaine de la presse sportive ont tout simplement refusé de participer à ces réunions (la leur était prévue mardi dernier à Rabat) estimant qu’ils ont largement contribué à l’évaluation de cette participation à travers des analyses exhaustives et responsables dans leurs organes de presse respectifs. Ce qui est un fait.
«Le bureau exécutif de l’AMPS fermement attaché au principe de la souveraineté des instances sportives quant à la gestion de leurs propres affaires et la prise des décisions et mesures efficientes et appropriées, a sollicité dans une lettre adressée à M’Hamed Aouzal, vice-président de la FRMF d’être dispensé de la participation directe à l’évaluation du bilan de la participation marocaine à la CAN 2002 », peut-on lire dans le communiqué de cette association. À ce refus de participation des membres, avisés, de cette association, s’est ajouté le choix de reporter, du jeudi au lundi, la réunion que le bureau fédéral comptait tenir avec l’amicale des entraîneurs.
La raison est bien simple. Le jeudi est le jour de préparation des clubs pour le championnat. En hommes du football national, les responsables de la fédération auraient au moins dû le savoir et en tenir compte. D’autant plus que les entraîneurs marocains n’ont jamais été consultés et leur avis n’a jamais été pris en compte. Seul le meeting avec l’association de la médecine sportive a pu avoir lieu. Mais on se demande ce qui en serait l’apport étant donné que la crise que traverse le football national est tout sauf d’ordre médical. Devant le refus des uns et le report des autres, la dernière carte que compte employer la fédération reste celle des présidents des clubs.
Hommes de poids, c’est à ces derniers que revient le choix de changer cette situation de fond en comble comme de maintenir le statu-quo.
Une évidence : l’on pourra jamais trouver un remède à plus de 4 ans de maux qui rongent notre football en seulement quatre jours. En procédant de la sorte, les responsables fédéraux croyaient pouvoir trouver des échappatoires pour fuir leur responsabilité dans la débandade de Mali. L’honnêteté intellectuelle et professionnelle impose une seule et unique décision.
Que ces mêmes responsables remettent la clef, avant que d’autres dégâts ne suivent.

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