GP d’Europe : Schumacher reprend sa place

Cette sixième victoire de l’année, la soixante-seizième de sa carrière, l’Allemand la célébrait sobrement, les pouces levés tout simplement. Il venait pourtant de renouer avec le succès après son échec de Monaco une semaine plus tôt, d’administrer une formidable démonstration de brio, d’efficacité devant ses poursuivants, son coéquipier brésilien Rubens Barrichello, le Britannique Jenson Button (BAR-Honda) et les deux Renault de Jarno Trulli et Fernando Alonso. Dimanche, le sextuple champion du monde avait mis sa joie démonstrative de côté, pour adopter une attitude grave. « Je voudrais dédier cette victoire à une personne qui comptait beaucoup pour nous et dont la mort nous a choqués, M. Umberto Agnelli », le président de FIAT. Tels étaient les premiers mots du vainqueur. Avant de se montrer surpris en apprenant qu’il était parvenu à se construire une avance de 17 secondes dans les sept premiers tours avant son premier ravitaillement. « J’ai été aidé par le fait que Kimi (Raikkonen) soit deuxième au premier virage. Il a ralenti la meute, m’a permis de m’échapper », expliquait Michael Schumacher. Ce dernier avait réussi son départ, évité la cohue du premier freinage. Contrairement à Trulli, « enfermé » par Takuma Sato (BAR-Honda), aux Williams-BMW qui perdaient toutes chances dans un accrochage « fratricide ».
Juan Pablo Montoya ratait son freinage, percutait Ralf Schumacher son coéquipier, envoyait l’Allemand hors piste, le Brésilien Cristiano da Matta (Toyota) achevant sa course dans la Williams du cadet des Schumacher. Ralf éliminé, le Colombien, lui, devait s’arrêter au stand pour changer de museau.
La résistance de Raikkonen devant Alonso et Sato avait servi Michael Schumacher. Pas le Finlandais. Une fois encore « Iceman » était frappé par la malchance, l’inquiétante fragilité du moteur Mercedes. Raikkonen abandonnait (10e tour). Comme David Coulthard (26e) pour la même raison. Trois moteurs en un week-end pour McLaren-Mercedes, les Williams-BMW écartées de la course en tête dès le départ, une fois encore BAR-Honda et Renault étaient les seules à se glisser dans l’ombre des Ferrari.

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