Grève du Raja et arbitrage partial

Grève du Raja et  arbitrage partial

Le coup de théâtre vient de Casablanca du Complexe sportif Mohamed V où l’équipe première du Raja a fait grève pour manifester sa colère contre le bureau dirigeant qui n’a pu trouver de solution pour débloquer la première tranche de la subvention que le comité directeur a l’habitude de verser à la section basket-ball. Pour éviter un forfait et toutes les pénalités qui peuvent en découler, le comité a sauvé la face en faisant évoluer une équipe junior contre le FUS. Les espoirs du Raja ont produit un très bon basket-ball tout au long de la première période puisqu’ils étaient menés lors du premier quart-temps par 11-13, puis ils ont pu surprendre les hommes de Rachid Yatribi du FUS par un jeu rapide et bien ponctué pour terminer la mi-temps sur la marque de l’équité 29-29. Lors de la seconde période, les co-équipiers de l’international Merouane Moutalibi sont passés à la vitesse supérieure de façon à éviter toute surprise de cette fraîche et ambitieuse équipe espoir du RCA. Lors du troisième quart-temps, les vert et Blanc furent distancés 36-48. Puis l’écart se creuse au dernier set. Sans trop forcer son talent, l’équipe du FUS s’envole avec une précieuse victoire sur la marque sans appel de 40-61. Le match au sommet a eu lieu à Casablanca au Complexe Sidi Mohamed de la Régie des tabacs où le TSC s’est opposé au MAS. Très entreprenant en début de rencontre, les Tihadis ont attaqué le match en fanfare marquant à deux reprises grâce respectivement à Boukhris, Mesbahi et Ichih. Le tableau marquoir indique 7 à 2 pour le TSC alors que l’on jouait les trois premières minutes. Loin d’êtres affolés, les Fassis n’ont pas tardé à riposter par l’intermédiaire de Hjira, Ghali et Handan pour achever le premier quart-temps en leur faveur 18-19. Le second quart-temps, les deux équipes ont produit un jeu très serré axé sur le système tactique homme à homme très strict. Ce qui a énervé certains joueurs qui ont commis des fautes intentionnelles (exécutées délibérément, c’est-à-dire consciemment voire volontairement). L’avant-dernier set se termine pour les canaris 35-39. Le reste du quatrième quart-temps va cependant être équilibré mais toujours à l’avantage du MAS. Quelques séquences du score (59-61 à 7’31) puis (64-61 à 4’12). Jusque-là, l’arbitrage était correct bien que contesté par le MAS. Cependant, les deux dernières minutes, alors que le score était 69-69 à 1’01, le duo arbitral Abdenbi Hanafi et Nourdine Kihel, , allaient priver le MAS d’une victoire méritée en produisant un arbitrage partial et ce en présence de plusieurs observateurs de la grosse balle orange. «Nous nous sommes déplacés à Casablanca avec la conviction de donner le meilleur de nous-même. Mais les arbitres nous ont privés d’une victoire qui était la nôtre. C’est un complot contre le MAS par la commission d’arbitrage. A ce propos, on invite le président de la Fédération royale marocaine de basket-ball à nous libérer de ce phénomène qui risque de nuire à l’avenir du basket-ball au Maroc», déclare le président du MAS Ahmed Mernissi. La rencontre se termine sur la marque étriquée de 74-73 en faveur du TSC. A signaler que l’international Nabil Bakkas fut blessé au cuir chevelu et n’a pu terminer la partie, chose qui en outre, a pesé lourd sur le rendement de l’équipe. Mais aux vestiaires du TSC, les choses allaient tourner au scandale. Les joueurs de l’équipe casablancaise se sont mis à se chamailler se rejetant mutuellement la responsabilité d’avoir couru le risque de perdre, alors qu’il pouvaient gagner la partie aisément si Boukhriss n’avait pas raté deux paniers aux ultimes minutes. A Tanger, l’IRT a mis un terme à l’invincibilité du WAC. Un point d’écart était suffisant aux poulains de Saïd Soud pour engranger les trois points de la victoire. A Rabat, l’ASS continue sur sa lancée en glanant sa quatrième victoire d’affilée. Les hommes du coach slaoui Bouzidi s’emparent ainsi du fauteuil de leader en attendant leur périlleux déplacement à Casablanca pour affronter le WAC qui reste sur un revers face à l’IRT. A Meknès, la bonne affaire de la journée est à mettre à l’actif de la Renaissance Sportive de Berkane qui a pu en déplacement battre le CODM local sur le score sans appel de 69-81.

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