Groupe E : tout est possible

États-Unis et Ghana qui se rencontrent ce jeudi à Nuremberg en dernier match du groupe E du Mondial-2006 de football, croient toujours dur comme fer pouvoir atteindre les huitièmes de finale. Si le Ghana est maître de son sort -une victoire face aux Américains sera d’office qualificative-, ce n’est pourtant pas le cas pour la formation US qui  doit battre le Ghana mais aussi espérer une défaite de la République tchèque contre l’Italie dans l’autre rencontre de la poule.
"Si les garçons affichent le même état d’esprit que face à l’Italie, tous les espoirs nous sont permis", assure le sélectionneur américain Bruce Arena en  référence au partage (1-1) arraché par ses «Boys» en infériorité numérique à  neuf contre dix samedi. "C’est un match qui me fait dire que j’ai une grande équipe. Et nous allons  à nouveau le prouver face au Ghana", enchérit l’entraîneur qui devra se passer  des services d’Eddie Poppe et Pablo Mastroeni, suspendus. L’optimisme américain se trouve pourtant confronté à la réalité du terrain. Le Ghana, complètement libéré par sa convaincante victoire samedi face à la  République tchèque (2-0), endosse clairement le statut de favori. Les Africains ont fait impression, marquant les esprits par leurs qualités physiques et techniques à l’image d’un Michael Essien véritable maître à jouer de sa formation. "Essien est un des meilleurs joueurs de ce tournoi", prévient le sélectionneur américain. "Non seulement il organise l’attaque, mais en plus il joue très bien défensivement."   "Il ne faudra pas le laisser sans surveillance, sinon nous allons perdre", ajoute-t-il à propos du joueur de Chelsea. Habitué aux compliments, le meneur de jeu des «Black Stars» entend bien confirmer son statut d’étoile montante. "Nous allons nous qualifier", assure Essien. Son sélectionneur, le Serbe  Ratomir Dujkovic acquiesce. "Mon équipe est jeune et forte. Nous ne jouerons pas pour un match nul (qui pourrait peut-être suffire aux Ghanéens, ndlr) mais bien pour gagner. Nous irons de l’avant, les Etats-Unis peuvent trembler", assène l’entraîneur. Pas né de la dernière pluie, son homologue américain est conscient des points forts de l’adversaire. "Si nous les laissons développer leur jeu offensif, nous sommes perdus. Nous allons les faire «déjouer»", prévient Arena.

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