Gsaib, le retour de l’enfant prodige

Gsaib, le retour de l’enfant prodige

«Je suis venu au Maroc pour servir mon pays», ce sont les propos d’Ali Gsaib. Pour ceux qui ne le connaissent pas, Gsaib, selon ses dires, est le premier entraîneur marocain à décrocher un diplôme de quatrième degré. Et en Angleterre, terre de foot, s’il vous plaît !. « Si j’en suis là aujourd’hui c’est grâce à Dieu, ma femme, A. Batra, et ma famille », a reconnu cet ex-joueur de Youssoufia Ribatia.
Après quinze années de labour et du travail sérieux, où il a cumulé les expériences et les diplômes (FA International License, FA Coaching Licence, UEFA « B » et « A » License, Tuttor Training Certificate, Sports Psychology et Biomechanics), Gsaib a décidé de rentrer au pays pour mettre tout son capital-expertise et savoir-faire au service du développement du football national. Bien avant, en 2003, et après avoir écrit à plusieurs clubs, dont le WAC, le Raja et les FAR, le jeune marocain, âgé à peine de 37 ans, avait envoyé son CV aux différentes leagues nationales de football. Mais ses demandes sont restées lettres mortes. « Jusqu à nos jours, je n’ai reçu aucune réponse », a confié ce dernier. Ce n’est que dernièrement que Gsaib, qui a eu des propositions des fédérations de la Tunisie, du Sénégal et du Malawi, a pu rencontrer certains responsables de la FRMF. « Je leur ai proposé de prendre les destinées de l’équipe nationale junior, olympique ou encadreur des entraîneurs nationaux», a déclaré Gsaib. Celui qui a côtoyé, lors de ses stages, les grands noms du football anglais : Arsène Wenger, manager d’Arsenal, Martin Thomas, entraîneur des gardiens de but anglais, Howard Wilkinson, directeur technique auprès de la fédération anglaise de football, Graham Taylor, ex-entraîneur d’Aston Villa et de l’équipe nationale d’Angleterre durant les années 90, veut faire renaître le football national de ses cendres. «Il faut commencer par changer la culture marocaine. L’on parle souvent d’école française, brésilienne, pourquoi pas une école marocaine», s’est interrogé ce dernier. Et les idées ne lui manquent pas. «J’ai tout prévu, une stratégie, un planning et des objectifs. J’attends juste la réponse de la fédération», a fait savoir celui-ci. Pour arriver à ce stade, Gsaib a dû cravacher fort. «Ce n’est pas évident.
J’ai travaillé dur pour arriver à ce niveau-là», a-t-il confié. Car ce dernier devait préparer ses diplômes et en même temps effectuer des stages. Des stages, il en a fait dans les grands clubs anglais : Arsenal, Chelsea, Aston Villa, Watford, Brentford. «J’ai appris beaucoup de choses avec ces gens-là. Comment travailler en équipe avec le staff technique, médical, la direction du club. Bref l’esprit d’équipe où ce que les britishs appellent le «Team work», a tenu à souligner ce dernier.
Avant d’entamer sa carrière d’entraîneur, Gsaib a brillé en tant que joueur. Après avoir défendu les couleurs d’Hayes, équipe de quatrième division, Gsaib s’est associé à Faversham, club de première division semi-professionnelle, en tant que joueur, mais aussi en tant qu’entraîneur, et ce pendant plus d’une saison. En 2001, il a entraîné l’équipe de Clapton, troisième division. « J’ai pris en main l’équipe trois mois après le début de la saison alors qu’elle était dernière du classement. Deux mois après, l’équipe s’est hissée au 13ème rang. Je l’ai quittée deux mois après pour préparer mon diplôme de quatrième degré», a conclu ce dernier.

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