Hakim Doumou : «La privatisation du sport contribuera à son essor»

Hakim Doumou : «La privatisation du sport contribuera à son essor»

ALM : Les deuxièmes Assises nationales du sport qui se sont tenues à Skhirat ont mis l’accent sur les maux de l’activité sportive. Quelle lecture en faites-vous ?
Hakim Doumou : Les Assises du sport tenues par le ministère de la Jeunesse et des Sports représentent un premier pas qui préfigure des changements qualitatifs. Cependant, les déclarations de bonnes intentions ne suffisent pas toujours. Le réveil du sport national en général, et du football en particulier nécessite des sacrifices supplémentaires de la part des pouvoirs publics, du gouvernement, des autorités régionales et des élus locaux.
Il me semble aussi, que la privatisation du sport, à l’égard de ce qui s’est fait précédemment sous d’autres cieux, et notamment au Brésil, est un exemple à suivre par nos instances dirigeantes.
De même, la bonne gouvernance footballistique suppose de donner plus de latitude décisionnaire à nos clubs en les faisant profiter unilatéralement des infrastructures actuelles pour les développer dans un système responsabilisant juridiquement tous les intervenants de la sphère sportive, et autonomisant financièrement les clubs du GNF1 et du GNF2.

Dans sa course vers le titre de champion, le KAC a eu du mal à décoller. Comment expliquez-vous cela ?
Cinq défaites, deux victoires à domicile, un nul à l’extérieur, est le bilan des huit premières rencontres disputées par le KAC cette saison. Si l’on est tenu d’analyser les défaites, il est à savoir que la première défaite à Kénitra face au MAT s’est produite sur un doublé de Bilal Koko qui s’est imposé comme un véritable renard des surfaces. Lors de notre deuxième apparition, nous avons tenu la dragée haute au Wydad et nous ne nous sommes inclinés qu’à la 97ème minute. La défaite suivante, c’est à Khouribga que nous l’avons essuyée. Après ces trois revers, c’était au tour du Raja de se retrouver à Kénitra pour sa première victoire de la saison. Ensuite nous nous sommes inclinés à El Jadida face au KACM bien que nous ayons mené au score. Le KAC est certainement passé par une période de doute qui nous a refoulés dans le bas du tableau pour ce début de saison.

Que faut-il faire pour remédier à cette situation délicate ?
De nombreux clubs se tiennent dans une fourchette n’excédant pas six points, soit deux rencontres gagnées. Les victoires appelant souvent les victoires, il s’agira pour notre équipe de s’imposer lorsqu’elle en aura l’occasion, et notre saison sportive pourrait connaître l’envol appelé de tous leurs vœux par nos supporters.
La solution préconisée est la sagesse et la patience, car en football, les choses évoluent très vite dans le mauvais comme dans le bon sens.
La première solution qui s’est imposée à nous, dirigeants, a été le changement du staff technique avec lequel nous nous sommes séparés dans un climat d’entente cordiale. Aziz Karkache et Merouane Kherbache ont accompli un bon travail au sein de notre structure technique. 

Quels sont les objectifs du club cette année ?
L’objectif premier est de demeurer en première division. Après une saison passée au sein de l’élite du football national, nous sommes convaincus que la gestion efficace d’un club suppose l’intervention de facteurs additionnels différents qui, s’ils sont présents concomitamment, créent  l’amalgame nécessaire à la création d’un club compétitif au plus haut niveau de la pyramide footballistique nationale.

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