Hamza, tel père tel fils

Il n’a que 19 ans et il voit déjà grand. Hamza Essanaâni, qui est à sa première saison avec les juniors du Wydad de Casablanca, est un joueur plein d’ambition. Champion cadet A et B de la ligue du Chaouïa, Hamza rêve de porter les couleurs des Rouge et Blanc seniors et celles de l’équipe nationale.
Ce jeune joueur, qui a fait ses premiers pas à l’école du WAC à l’âge de sept ans, veut faire le même parcours que son prédécesseur Noureddine Naybet, son joueur préféré d’ailleurs, sans, toutefois, renoncer à ses études. Un choix exemplaire.
L’année dernière, il s’est retiré de la compétition pour consacrer tout son temps aux études. À cet âge, prendre une telle décision et avec sa propre volonté relève, presque, de l’impossible. En fait, derrière son orientation se cache tout le travail et le suivi de ses parents. « Je le suis de près. J’assiste, à chaque fois que l’occasion se présente, à ses matchs. Je lui donne des conseils.
Bref tout ce dont il a besoin», explique son père, Mohamed Essanaâni. Conciliant études et football, il fait partie des joueurs qui ont participé aux tournois de Scandinavie (Danemark et Suède) en 1996. Un voyage initiatique qui l’a beaucoup marqué. Depuis, il fait du sérieux, du travail et de la discipline, sa principale devise pour réaliser son rêve. Celui de devenir, un jour, joueur professionnel.
En fait, Hamza veut réaliser un vieux rêve, celui de son père, Mohamed Essaani, qui n’a pas eu l’occasion de briller. Ce dernier n’est autre que l’ex-joueur du WAC durant les années 60, plus précisément 63-64. « J’ai joué au côté de Maârouf, Bakili, Zaghrani et autres. J’ai quitté le monde du football à cause des événements qu’a connus cette période», se rapelle-t-il. Surnommé «Kouta», Mohamed a rejoint, entre 70-74, le club de la Samir.
Autres temps, autres moeurs. Le jeune Hamza est un mordu de l’internet. Outre la Fac et le foot, il passe le reste de son temps à «surfer». «Je me connecte beaucoup plus pour le football et la musique que pour autre chose», déclare celui qui a touché son premier ballon à l’âge de quatre ans.

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