Hayatou «Amoureux du Maroc»

Hayatou «Amoureux du Maroc»

Aujourd’hui Le Maroc : Quelle est la raison de votre présence au Maroc ?
Issa Hayatou : J’ai été invité au 3ème congrès «Femmes et Sport» en tant que membre du Comité international olympique (CIO) coopté par son président à la commission «Sport et femmes». Cette dernière s’est d’ailleurs réunie mercredi matin pour discuter des résolutions du congrès et des moyens de leur mise en application. Il est bien beau de faire 11 recommandations, mais le plus important, à mon avis, est d’essayer de les appliquer et surtout de trouver les moyens financiers à cet effet. Je prendrais l’exemple de la première résolution du congrès de Marrakech, elle vise à augmenter la représentativité des femmes dans les instances olympiques internationales, le CIO entre autres, pour atteindre un taux de 20 %. Lors de la réunion de mercredi matin, la commission a fixé l’horizon 2005 pour atteindre cet objectif.
Quel bilan faites-vous de ce troisième congrès du CIO ?
Les résolutions qui ont été prises sont très ambitieuses, mais comme je l’ai dit auparavant, le plus important reste à faire, c’est-à-dire leur application. Ce qu’il faut retenir également est l’aspect organisationnel de cette manifestation. Le Comité olympique marocain a réussi son pari d’organiser un congrès d’une telle envergure, dont les différents travaux se sont tenus dans de très bonnes conditions.
Comment évaluez-vous le niveau de la Coupe d’Afrique des nations qui s’est déroulée en Tunisie ?
En tant qu’amoureux du football et homme de relations publiques, je peux dire que tous les échos de cette CAN ont été positifs. Le niveau de la compétition a été très relevé, ce qui en dit long sur les avancées qui ont été réalisées pour le développement de cette discipline en Afrique. Le niveau du football fourni par les équipes engagées est parallèle a celui de l’organisation qui a été à la hauteur. La Tunisie a mis à la disposition de la CAF, des équipes et des médias la plate-forme idéale pour la réussite de la compétition.
Qu’en est-il de la prestation de l’équipe marocaine ?
L’équipe nationale du Maroc s’est distinguée lors de cette 24ème Coupe d’Afrique des Nations, en atteste la finale qu’elle a jouée et qu’elle a malheureusement perdue. Stade de la compétition dans lequel je la voyais depuis son premier match contre le Nigeria. C’est une équipe jeune qui a un très bel avenir devant elle. Elle représente dignement un pays à la grande tradition footbalistique et qui peut damer le pion aux plus grandes formations continentales et mondiales.
Le Maroc est actuellement absent du Comité exécutif de la CAF. Est-ce une situation normale pour un pays à aussi forte tradition footbalistique ?
En janvier dernier s’est tenu également en Tunisie le congrès du Comité exécutif de la CAF qui a connu l’élection des représentants de la zone Afrique du Nord. Une région qui comporte cinq pays, mais qui n’a droit qu’à deux représentants au sein du comité exécutif de l’instance africaine. Le Maroc disposait d’un siège pendant plusieurs années; qu’il l’a perdu, à notre grand regret, lors des dernières élections. Mais en football, tous les pays se valent.
La perte de ce siège ne veut pas dire que son champ d’action et d’intervention a été limité pour autant. C’est au sein des commissions que le véritable travail s’effectue et, là, le poids du Maroc est très grand puisqu’il y est très bien représenté.
A l’occasion de plusieurs visites au Maroc, vous avez déclaré votre amour de notre pays. Que représente-t-il pour vous ?
Le Maroc est un grand pays de football à qui je suis effectivement très attaché. J’en garde un très bon souvenir à l’occasion de chacun de mes séjours. C’est d’ailleurs au Royaume du Maroc que j’ai été élu pour la première fois président de la Confédération africaine de football en 1988.

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