Hayatou hésitant sur sa candidature

«M. Blatter nous a dit qu’il serait candidat. Je n’ai pas dit que je ne serai pas candidat ou que je serai candidat. Tout peut arriver », a déclaré le président de la confédération africaine de football, le Camerounais Issa Hayatou à Bamako, quelques heures avant la finale de la coupe d’Afrique des nations Cameroun-Sénégal. «Oui, il y a beaucoup de gens qui me demandent de me présenter», a-t-il reconnu. Hayatou n’a pas manqué également de préciser que ces sollicitations venaient d’Europe, d’Afrique et d’Asie. «Dans les couloirs, les gens me disent : M. le président, c’est le moment, allez-y. J’enregistre. Mais je n’ai pas répondu », a-t-il affirmé pour marquer son hésitation. « La totalité des pays africains (me sollicitent) et au-delà de l’Afrique, en Europe et en Asie, il y a des gens qui me sollicitent». «J’ai tout le temps de réfléchir. Mais je n’ai pas pris la décision de me présenter », a-t-il précisé. Le mandat de quatre ans de l’actuel président, Joseph Blatter, arrive à expiration au congrès de Séoul fin mai avant l’ouverture du mondial-2002. Selon les statuts, les candidats doivent se présenter au moins soixante jours avant le congrès, soit le 28 mars, a rappelé Hayatou, qui est également vice-président de la FIFA.
S’agissant des rapports qui lient les deux premiers hommes de la FIFA, Issa Hayatou a assuré que les relations avec Blatter «sont excellentes pour le moment». «J’espère qu’elles le seront même si je me présente un jour contre lui». «Blatter sait que l’Afrique que je préside avait donné des consignes de vote contre lui à Paris » au congrès de 1998 lors de l’élection de l’actuel président contre son homologue de l’union européenne de football (UEFA), le Suédois Lennart Johansson, a-t-il rappelé. « Il n’a pas perdu confiance en moi, je n’ai pas perdu confiance en lui. On l’aide dans ses fonctions quotidiennes de président de la FIFA», a-t-il ajouté. «On vient de prendre le petit-déjeuner ensemble tout à l’heure».
Blatter était également présent lundi dernier au mali pour assister à la finale de la can-2002 qui a eu lieu au stade du 26-mars de Bamako et qui s’est soldée par la victoire, sur penalties, du Cameroun. Ce qui n’a pas manqué de ravir le président de la CAF qui a enfin indiqué que son éventuelle candidature n’avait «rien à voir» avec la perspective du premier mondial en Afrique en 2010, car il y avait deux mandats entre 2002 et 2010.

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