Heurs et malheurs d’entraîneurs de rugby

Les entraîneurs des équipes favorites du championnat de France de rugby ont retrouvé samedi les joies et les malheurs de la compétition. Auteur de la seule victoire à l’extérieur de la première journée de championnat, le Stade Français a oublié en 80 minutes et quatre essais infligés à Castres ses déboires de l’année passée. Son site Internet s’ouvre dimanche sur une photo en couleurs, rayonnante, de son nouvel entraîneur et ancien coach des Springboks, et la presse spécialisée salue déjà « l’effet Nick Mallett ».
Le nouveau patron des champions de France 1998 et 2000 joue pourtant la modestie après ce premier succès acquis sur le score sans appel de 34-15. « Nous avons fait ce qu’il fallait devant pour gagner, notamment en mêlée et en touche, et derrière nous avons fait peu de fautes malgré un ballon glissant. À l’arrivée, on gagne et on marque quatre essais », dit-il. Mallett joue aussi la rigueur et reproche au deuxième ligne Mark James et au pilier Sylvain Marconnet d’avoir manqué de discipline.
« Mon seul regret, c’est les deux cartons jaunes preuves d’une certaine indiscipline », dit-il.
Plus rude est le constat de Laurent Rodriguez et Patrice Lagisquet, co-entraîneurs du champion de France, Biarritz, battu d’entrée 22-14 et trois essais à deux par le promu Grenoble.
« Nous avons été amorphes, endormis », s’indigne Rodriguez. « On a d’abord été battus dans le combat. Il ne faut pas chercher d’excuses à nos lacunes », rage Lagisquet. Guy Novès ne mâche pas non plus ses mots après la lourde défaite 32-17 de Toulouse à Perpignan au terme d’un match tristement ponctué par le coup de poing de pure frustration asséné par Fabien Pelous au pilier catalan Pascal Meya.

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