Hingis, près de la retraite ?

La carrière de la Suissesse est-elle menacée ? Elle a clairement laissé entendre son intention de prendre sa retraite à 22 ans dans un entretien accordé cette semaine au journal Blick. «Il est tout à fait possible que je ne rejoue plus au tennis au plus haut niveau parce que ma douleur au pied ne me le permettra pas», déclare-t-elle. «Mon pied ne me fait pas mal si je ne force pas quand je joue au tennis, mais dès que je m’entraîne sérieusement, la douleur apparaît», avoue-t-elle.
Cette décision intervient après une année 2002 qui n’a apporté que des soucis à la jeune tenniswoman. Eloignée du circuit pendant de longs mois après avoir subi une opération à la cheville gauche, Hingis n’a pas été en mesure de donner la pleine mesure de son talent. Cette année ratée, entrecoupée de repos forcés et de retours avortés, lui auront fait prendre conscience du fossé qui la sépare désormais des toutes meilleures joueuses mondiales. Une situation qui s’étend pour cette nouvelle année. Elle a été obligée de déclarer forfait à l’Open d’Australie, premier tournoi du Grand Chelem de la saison. Ce n’est pas la première fois que la tenniswoman évoque le sujet. Elle avait fait part de ses doutes pour la saison 2003 lors d’une conférence de presse accordée pendant le Masters, l’épreuve des reines qu’elle n’a malheureusement pas pu disputer en raison de sa maudite cheville. Sereine malgré ses pépins physiques, Hingis a évoqué son désir de retrouver au plus tôt son niveau de jeu, sans parvenir pour autant à se débarrasser d’une certaine frustration. L’ancienne patronne du circuit est même apparue résignée face aux progrès fulgurants réalisés par l’ensemble des joueuses en quelques mois. Les malheurs de Martina Hingis ont commencé en mois de mai 2002 avec une entorse à la cheville gauche.
Opérée le 20 du même mois, elle déclara forfait pour Roland-Garros (ratant ainsi un tournoi du Grand-Chelem pour la première fois de sa carrière), avant de renoncer, la mort dans l’âme, à Wimbledon. Et depuis, les forfaits se sont accumulés.
Elle n’a jamais retrouvé la forme qui fit d’elle la figure dominante du tennis féminin dans la seconde partie des années 1990.
Pour son médecin, les douleurs au talon dont elle souffre depuis l’âge de 13 ans sont causées par les chaussures Sergio Tacchini. Selon le praticien, cette chaussure n’était pas adaptée au sport de compétition. «Je ne suis même pas certain qu’elle convenait pour le loisir… Malgré plusieurs réclamations, Tacchini n’a rien changé», a-t-il ajouté. Hingis affirme continuer à suivre de près l’actualité du circuit, mais reconnaît implicitement que sa motivation diminue de jour en jour. «Je prends plaisir à regarder les autres jouer, à les regarder courir sur le court sous la chaleur. Je ne m’ennuie pas», dit-elle.
Martina Hingis pourrait tirer sa révérence. A 22 ans seulement… Un départ à la retraite qui laisserait un énorme vide sur le circuit féminin.

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