Jacques Santini : « La France est relancée »

Il a tout de même ajouté que « seules une qualification pour l’Euro-2004 et une bonne phase finale au Portugal permettront d’évacuer complètement » cet échec. « Je ne dirai pas que le bilan mathématique (9 points sur 9 en éliminatoires) a dépassé nos espoirs, car nous avions presque une obligation de résultat, mais la façon dont il a été acquis, dans le contexte du moment, a confirmé le bien-fondé de nos lignes directrices », explique Santini. « Et on a redonné goût, confiance et plaisir à tout le monde. L’équipe s’est relancée, l’édifice est de nouveau stabilisé, sportivement et surtout psychologiquement.
La vie a repris son cours dans le groupe », ajoute-t-il.
Pour autant, le sélectionneur ne considère pas que le plus dur est fait. « Nous devons prendre encore neuf points au minimum. Souvenons-nous de la Coupe du monde 94. Restons humbles, respectueux de nos adversaires, sachons nous remettre en question en permanence.
Prendre ces points était essentiel, je l’admets, et on peut le savourer. Mais on a encore rien gagné, on ne s’est qualifié pour rien. » Malgré sa prudence, Santini ne cache cependant pas une certaine satisfaction quand il évoque l’avenir.
« L’équipe se rapproche de ce que j’en attends au fil des matches.
De toute manière, pour obtenir des résultats au haut niveau, même face à des équipes soi-disant inférieures, il faut produire du jeu. Dès que l’on a cessé de bien jouer face à la Yougoslavie, l’adversaire s’est montré dangereux. Et puis la manière, la tactique dépendent aussi des joueurs en présence. Un Carrière n’est pas un Zidane, un Trezeguet n’est pas un Henry ou un Cissé. »

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