Kadmiri : « Le Surf est un atout touristique »

ALM : Vous avez été élu à la tête de la fédération de Surf, le 12 mars dernier. Quels sont les principaux projets que vous compter lancer ?
Mohamed Kadmiri : Tout d’abord, je tiens à vous rappeler que notre fédération existe depuis presque quatre ans, et nous comptons 21 clubs reconnus par les autorités. Pour ce qui est des projets, nous avons l’intention d’organiser un Open National WCT dès l’été prochain. Le WCT étant un circuit professionnel préparé conformément aux normes de l’Association Internationale de Surf, l’organisme qui réglemente cette discipline sportive à travers le monde.

Quel est le niveau de notre équipe nationale dans ce sport?
Justement, l’un des objectifs principaux que la fédération s’est assignés est de mettre sur pied une équipe nationale professionnelle digne de représenter notre pays. A ce titre, je tiens à rappeler qu’une  équipe nationale a participé à plusieurs championnats du monde notamment au Brésil en 1995, au Portugal en 1999 et aux Etats-Unis. Mais à l’époque, nous n’avions pas de Fédération.

La situation des clubs de surf fait-elle partie de vos préoccupations?
Absolument. Nous voulons faire de la restructuration des clubs notre cheval de bataille. A cet effet, nous avons préparé pour eux un programme d’aide très bien ficelé. Il s’agira de mettre à leur disposition les locaux nécessaires à la formation, comme des vestiaires, des salles de cours, mais également tous les moyens logistiques et bureautiques pour travailler de manière sereine.

Avez-vous prévu des subventions pour les clubs, par exemple?
Grâce à l’implication des collectivités territoriales, chaque club recevra une subvention annuelle qui lui permettra de financer ses activités. Ces subventions peuvent aller de 10.000 dh à 40.000 DH. Dans la saison hivernale, les clubs doivent se préparer, s’entraîner et se perfectionner, car c’est dans cette saison où il y a le plus de vagues . Et en été, c’est le moment de la démonstration, où le climat est plus beau.

Vous avez parlé d’un Open national. Quand et où aura-t-il lieu?
Normalement, nous devons l’organiser entre juillet et août. Il permettra non seulement aux surfeurs marocains de participer, mais également aux étrangers, notamment les Français ou les Hollandais. Ces derniers ayant déjà surfé sur des vagues marocaines.

Justement, quelles sont les régions marocaines les plus attrayantes pour l’exercice du surf?
Les 1.500 kilomètres de côtes que le Maroc possède sont tous intéressants. Mais les initiés s’accordent à dire que la zone qui va de Safi jusqu’à Dakhla est de loin la meilleure pour surfer. Les "spots" y sont fabuleux et les lagunes sont favorables, sauvages, à l’état naturel où la pratique du surf est un plaisir indescriptible. C’est la raison pour laquelle nous pensons sérieusement à organiser le prochain Open national dans les provinces du Sud.

Quels sont les obstacles qui se dressent devant le développement du surf au Maroc?
Je pense que tous nos projets ne peuvent réussir que si les autorités du pays ne s’impliquent pas entièrement dans ce projet. Le surf peut drainer un nombre impressionnant de touristes. Pour cela, nous devons disposer de structures d’accueil d’un bon niveau. A cet effet, la Fédération royale marocaine de surf et de bodyboard a décidé d’intégrer le développement de cette discipline dans le cadre des programmes de développement que l’Etat a mis en place pour les régions du Nord et du Sud du pays.

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