Kettani séduit l’Amérique du sud

Kettani séduit l’Amérique du sud

Lors du Congrès de la CAF tenu le 22 janvier 2004 en Tunisie, Saâd Kettani, président de «Morocco 2010», qui assistait à ces assises, avait exposé avec force détails tous les atouts de la candidature marocaine à l’organisation de la coupe du monde en 2010. Samedi 7 février Saâd Kettani récidive ; cette fois à Asuncion la capitale paraguayenne qui abritait le 59ème Congrès ordinaire annuel de la Confédération sud-américaine de football (Conmebol) sous la présidence du Dr Leoz Nicolas et en la présence du président de la FIFA Joseph Blatter, du vice-président, Angel Maria Villar et du secrétaire général Ursu Linsi. Etaient également présents deux des quatre concurrents du Maroc. Un forum de poids donc et qui offre en plus une tribune et une audience de très grande marque.
Fondée en 1916 et formée des associations nationales de football d’Amérique du sud ( Argentine, Chili, Paraguay, Venezuela, Bolivie, Colombie, Pérou, Brésil, Equateur, Uruguay), la Conmebol détient une place de choix dans le football mondial. Elle compte quatre voix au Comité exécutif de la FIFA. Des faits que le président de « Morocco 2010 » n’ignore guère. Saâd Kettani effectivement profité de cette donne pour monter à la tribune et exposer devant l’ensemble des congressistes les avantages de la candidature marocaine dans le cadre de la campagne de promotion du dossier marocain. Un autre atout va émerger à cette occasion : la maîtrise par M.Kettani de la langue espagnole, langue officielle des pays de l’Amérique du sud. Avec des arguments très convaincants, le président de «Morocco 2010» a réussi à fédérer autour de la candidature marocaine de nouveaux adhérents et sympathisants. Par ailleurs d’autres indices parvenant de sources lointaines indiquent que la candidature marocaine grignote de plus en plus de terrain par rapport à celle de ses concurrents. Ainsi, «la Voix de l’Amérique», la station de radio US a indiqué mardi dans son bulletin en ligne que le Maroc semble s’imposer comme un «candidat solide» à l’organisation de la Coupe du Monde de football 2010. Tout en rappelant la nomination par SM le Roi Mohammed VI de M.Kettani, « la voix de l’Amérique » a ajouté que les fonds nécessaires à l’organisation de cet événement sont maintenant disponibles et que trois nouveaux stades étaient déjà en cours de construction dans le Royaume.
En outre, poursuit la radio, le chef du comité d’organisation de la Coupe du Monde de 1994, aux Etats-Unis, l’homme d’affaires américain Alan Rothenberg, fait aussi partie de l’équipe chargée de promouvoir la candidature du Maroc. Le même mardi, le journal britannique « The Guardian », dans son édition électronique confirme l’avantage marocain. Et d’ajouter que la course sera entre le Maroc et l’Afrique du Sud pour abriter cet événement planétaire. Le Maroc est à pied d’oeuvre pour la construction des stades qui devront abriter les compétitions, souligne le quotidien qui trouve que Saâd Kettani est entouré d’une équipe d’experts et de consultants dont Alan Rothenberg, architecte de l’organisation réussie de la coupe du monde 1994 aux Etats-Unis.
Selon le journal britannique, M. Kettani rejette l’idée de confier l’organisation de la coupe 2010 à l’Afrique du Sud comme récompense pour la fin de l’Apartheid et la mise en place d’une démocratie multiraciale.
L’Afrique du Sud représente le passé, a dit M. Kettani, cité par le journal, ajoutant que M. Nelson Mandela est un héros non seulement pour l’Afrique du Sud, mais pour toute l’Afrique, y compris le Maroc. Il a rappelé, dans ce sens, le soutien exprimé à la candidature du Maroc par le président français, M. Jaques Chirac, et par le Premier ministre espagnol, M. José Maria Aznar. Dans son élan de séducteur attitré, Kettani a rappelé que le Maroc a été le premier pays africain à se qualifier aux phases finales de la coupe du monde en 1970. Le premier à passer au deuxième tour de la coupe du monde en 1986. Le premier à se porter candidat à l’organisation de la coupe du monde et le premier à être représenté par un arbitre en match final de la coupe du monde en 1998. Il ne reste plus que la formule «le premier pays africain à abriter le Mondial», pour compléter le tableau.

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