La belle lutte du WAC

Avant la dernière étape, qui sera en fait la coupe du trône, prévue samedi et dimanche prochains à El Jadida dans la salle omnisports Annouami, la Fédération royale marocaine des luttes associées a organisé la phase finale du championnat national de la lutte libre, féminine et celle gréco-romaine.
En effet, cette compétition a eu lieu, le week-end dernier, dans la salle située sous les gradins du Complexe sportif Mohammed V, avec la participation de plusieurs clubs suivants : WAC, Raja de Casablanca, USM, FAR, KAC, RSK, Raja de Sidi Aïssa de Béni-Mellal, Buschido, Jemâat Sheïm (JSS). 21 combats ont eu lieu, mettant aux prises 50 lutteurs et lutteuses dans toutes les catégories de poids confondues, dans les trois styles reconnus par la FILA (Fédération internationale des luttes associées). Comme à son accoutumée, le WAC de Casablanca a, encore une fois, imposé sa suprématie au détriment de tous les clubs qui ont pris part à cette grande fête du tapis. Les Rouges se sont taillé la part du lion en disposant de 8 médailles d’or, 3 en argent et 4 en bronze, suivi de loin du Raja avec 3 médailles d’or, 4 en argent et une en bronze. Viennent en troisième position les FAR de Rabat avec 4 médailles en or, 1 argent et 1 en bronze. Mais tous dominé au classement général par les équipes féminines du WAC et du RCA. La lutte féminine fut dominée par les lutteuses du WAC qui ont raflé 4 titres, sans toutefois oublier le Raja de Sidi Aïssa par le biais de sa lutteuse Aziza Kadri qui, malgré sa grave blessure, a résisté pour arracher sa médaille d’or aux dépens de la jeune lutteuse de l’USM Nezha Naït Qori, ainsi qu’une médaille d’or pour le Raja par Hassanine Sabri dans la catégorie des 59 kg. Il faut tout de même noter le combat des deux représentantes du Maroc aux derniers championnats d’Afrique qui se sont déroulés au Caire, en l’occurrence Rajae Rajib (WAC) et Kawtar Othmani (USM) qui ont livré un combat des plus coriaces. Le niveau rapproché des lutteuses a contraint les arbitres au recours à l’avantage qui était du côté de Rajae Rajib puisqu’elle n’a écopé que de deux avertissements contre trois pour Kawtar Othmani.
Pour sa part, la lutte masculine a donné lieu à des combats attrayants comme celui d’Ahmed Krikbou (RSK) et Mohamed Bouazzaoui. Le niveau technique était satisfaisant. Les deux compétiteurs ont fait preuve de beaucoup de détermination. Lors de cette belle finale, toutes les prises ont été mises à exécution, notamment le double ramassage des jambes et le tour de bras à la volée. Ce combat est revenu difficilement au lutteur de la RSK Ahmed Krikbou qui a pris sa revanche après avoir été privé de la médaille d’or, la saison dernière par Mohamed Azzaoui.
À cet égard, Ahmed Krikbou a démontré au directeur technique de l’équipe nationale de lutte qu’il était encore prêt pour défendre crânement les couleurs de l’équipe nationale. À rappeler que Bouazzaoui souffre, ces derniers moments, d’une douleur chronique. En général, le niveau technique de cette phase finale était juste moyen et ceci s’explique par le fait que nos athlètes n’ont pas été soumis à une préparation poussée au niveau de leurs clubs respectifs, suite à leur engagement aux examens du baccalauréat. L’arbitrage était dans l’ensemble bon sous l’oeil du chef de tapis, l’arbitre international exceptionnel, Noureddine mouchfâa, secondé par Jelloul El Yacoubi.
La réussite incontestable de cette manifestation est due essentiellement à un travail de groupe très bien orchestré par deux hommes de métier: Sfa Abdelmajid et l’ex-champion d’Afrique, Brahim Lokssaïni. La compétition s’est clôturée par la remise des médailles et des diplômes aux différents vainqueurs par le président de la FRML, Haj Labdi Ibnou Zouhaïr, et plusieurs membres représentant le bureau fédéral et les clubs.

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