La boucle est bouclée

Les fans de la petite reine étaient nombreux à assister, samedi après midi sur la place Mohamed V, aux derniers moments de la 18ème édition du Tour du Maroc cycliste. Événement qui a tenu toutes ses promesses. Maillot jaune depuis la troisième étape, le Sud-africain n’a pas lâché le morceau et a su le conserver jusqu’à la ligne d’arrivée.
Idem pour le Polonais Piotr Zaradny, maillot vert. Le titre du meilleur grimpeur est revenu à un autre Polonais, Tomasz Kiendys. Comme celles qui l’ont précédée, la onzième et dernière course, reliant Rabat et Casablanca sur 130 kilomètres, a été plus au moins lente. Mais très disputée. Le peloton est resté groupé jusqu’à l’entrée de la ville de Mohammédia. C’est là où a eu lieu la première tentative d’échappée menée par Lachhab. Un avantage de courte durée puisque le cycliste marocain sera rejoint, plus tard, par le reste du peloton, et ce au deuxième des trois tours programmés en circuit fermé (24 km) au centre de la métropole. La concurrence a été des plus rudes entre Sud-africains et Polonais, grands prétendant au titre. Ces derniers ont dû cravacher fort pour s’imposer.
Comme lors des précédentes étapes, la différence s’est faite dans les derniers mètres grâce au sprint final. Le dernier mot est revenu au Polonais, Jezowski Krzysztof, qui a bouclé cette étape en 2 h 59 min 18 sec, soit une vitesse moyenne de 36,809 km/H.
Zaradny, qui n’est autre que le maillot vert, a terminé en deuxième position avec le même chrono, devant le Russe Ivan Seledkov (même temps). Le premier Marocain, Marouane El Farouki de la sélection nationale «B», a franchi la ligne d’arrivée en 11ème position. Son compatriote, Brahim Lachheb, lui, s’est vu décerner le prix de la ville de Mohammédia. Pour ce qui est du classement final par équipes, le Maroc «A» a terminé 6ème position avec un chrono de 121 h 22 min 52 sec. Par points, le coureur marocain, Adil Jelloul, de l’équipe «A» et vainqueur de l’étape Marrakech-Béni-Mellal, a fait mieux en décrochant la 5ème position. Pour le directeur technique national, Mustapha Nejjari, qui s’est dit satisfait des résultats enregistrés par les cyclistes marocains depuis le début de la compétition, la petite reine marocaine pouvait faire mieux. Selon lui, si l’on prend les conditions dans lesquelles les deux équipes nationales ont préparé le Tour du Maroc, le bilan est plus que positif. Il faut dire que les équipes nationales «A» et «B» n’ont pas eu assez de temps pour bien préparer cette compétition. La décision finale d’abriter le Tour du Maroc, prise dans un intervalle de temps réduit, y était pour beaucoup. Résultat : les coureurs marocains ont dû travailler avec les moyens de bord.
Ce que l’on va retenir le plus de cette 18ème édition du Tour du Maroc, c’est qu’elle a permis aux jeunes cyclistes nationaux d’acquérir plus d’expérience et se mesurer à leurs homologues étrangers. Car l’objectif final est de hisser le niveau du cyclisme national. Mais c’était aussi faire renaître le Tour du Maroc de ces cendres après quatorze ans d’absence. S’inscrira-t-il enfin dans la continuité, comme l’avaient affirmé les responsables de la Fédération royale marocaine de cyclisme avant le début de cet événement ? Espérons que ce ne sera pas que du bluff.

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