La championne qui cumule les titres

Des sportifs qui entament leurs carrières par hasard, il y en a beaucoup. Amina Ballouchy, huit fois championne du Maroc du tennis de table, en est une. Malgré son jeune âge, 20 ans, elle a un palmarès très riche en consécrations. Elle avait 9 ans quand elle avait embrassé pour la première fois cette discipline.
Depuis, elle ne l’a jamais quittée. Ses débuts, elle les a faits avec le club CATTM (club amitié tennis de table de Mohammédia). Quatre fois championne du Maroc, catégorie seniors, alors qu’elle n’avait même pas atteint ses 13 printemps, Ballouchy a été retenue en équipe nationale qui avait participé au championnat maghrébin de 1993. « J’étais la plus jeune de toutes les participantes », se rappelle Amina. Pure produit du CATTM, Ballouchy a fait un passage au FUS, avant de rejoindre en 1999, pour deux ans, le Wydad de Casablanca. Une équipe avec laquelle, elle avait remporté trois titres : par équipe, individuel et double dames. Elle a également participé au championnat d’Afrique qui s’est tenu, en 2001, au Maroc et remporté par les Egyptiennes du Zamalek. Par équipe, Ballouchy s’est classée quatrième. « Par rapport aux moyens mis à notre disposition, il m’arrive parfois de faire les déplacements sur mon propre compte, on a un niveau respectable. Le problème majeur reste le manque de compétitions et de stages », déplore Ballouchy. Son beau parcours, en tant que femme, a été récompensé lors de la fête de la jeunesse en 2000. Elle a été reçue et décorée par le Roi Mohamed VI. « J’étais la seule à représenter le tennis de table. C’est mon plus beau souvenir », tient à souligner cette admiratrice de musique classique et de poésie. Si la Fussiste a réussi de telles performances en un laps de temps réduit, c’est parce qu’elle a cette volonté et cette ambition de se hisser au rang international. « Mon rêve est de devenir championne du monde arabe et d’Afrique », souhaite-t-elle. Mais aussi grâce à deux cadres techniciens, un Chinois et un Japonais, avec lesquels elle a eu la chance de s’entraîner. Cette grande fan du médaillé d’or des jeux olympiques de Sydney, Jan Ove Waldner, parvient à concilier sport et travail, puisqu’elle est sage-femme dans le secteur privé. Elle aurait pu être une championne de haut niveau. Mais le destin en a décidé autrement. « J’ai raté beaucoup d’occasions. J’ai eu des contacts avec les dirigeants du club français d’Auch. Ils voulaient s’offrir mes services.
Mais, j’ai décliné l’offre à cause de mes études », regrette Ballouchy. Cinquième lors du championnat arabe de moins de 17 ans, qui s’est déroulé en 93 en Tunisie, Amina avait comme idole l’ancienne joueuse du CODM, Loubna Labyed. « J’aurais aimé l’avoir pour adversaire. Elle était la meilleure au Maroc. Elle a arrêté la compétition », fait remarquer celle qui a fait ses débuts en jouant contre le mur!

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