La chevauchée fantastique

Ils ont terminé la partie comme ils l’ont commencée,: en trombe. Et cela faisait longtemps que l’on n’avait pas vu les Diables Verts – qui n’ont jamais aussi bien mérité ce surnom – évoluer de cette manière. Il était clair que les hommes de Walter Meeuws avaient à coeur de se racheter, après la terrible déception du match aller. Ils l’ont fait. Et de belle manière.
De toute façon, ils n’avaient pas le choix : c’était vaincre par trois buts d’écart, ou s’en aller… Battu 2-0 par l’ASEC d’Abidjan dans les dernières minutes du match-aller le 2 novembre, le Raja de Casablanca a pris une belle revanche sur les Ivoiriens et sur la guigne qui semblait ne pas vouloir le quitter ces dernières semaines.
Walter Meeuws a aligné une formation résolument offensive opérant sur toute la largeur du terrain (qui ressemblait plus à un champ labouré). Zakaria Aboub et Nabil Masloub ont fait un excellent travail de sape et de soutien de leurs attaquants alors qu’en arrière la défense a bien fonctionné malgré quelques frayeurs après le 2-0. Sami Tajeddine et Hicham Aboucherouane ont été de véritables poisons pour la défense abidjanaise, qui évoluait trop près de son gardien. De l’autre côté, Mustapha Chadili a passé une soirée tranquille. Sa cage n’ayant pratiquement pas été menacée durant la partie. Et c’est portés par 60.000 supporters enthousiastes que les Verts ont visité les filets adverses à quatre reprises.
La qualification a pourtant été longue à se dessiner. Le Raja ayant marqué le premier but en première période grâce à Hicham Aboucharouane, et ayant fait cavalier seul durant la seconde période, il inscrira le but de l’égalisation sur l’ensemble des deux matches à la 63ème minute, celui de la qualification à la 90ème minute (François) et celui du bonheur à la 92ème (Omar Zaouit). Il faut dire que, jouant repliés en défense pour préserver leur avantage de deux buts, les Ivoiriens ont donné aux joueurs du Raja l’occasion de faire étalage de tout leur talent et de leur savoir-faire.
Pour le plus grand bonheur de son merveilleux public et des millions de téléspectateurs fans – ou non – des Verts. Car dans des occasions pareilles, le Raja, comme le Wydad la veille face à l’Asante Kotoko, ont rang d’équipe nationale. Et c’est avec un super-moral de vainqueur que le Raja, triple vainqueur du Trophée (1989, 1997, 1999), affrontera en finale en décembre le Zamalek d’Egypte qui, après avoir arraché un précieux nul (1-1) à l’aller, s’est imposé (2-0) sans surprise vendredi à domicile au TP Mazembé de Lubumbashi (RD Congo).

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