La Commission européenne rejette la règle du «6+5»

La Commission européenne rejette la règle du «6+5»

La Commission européenne a rejeté très clairement mercredi la règle dite du «6+5», au moins six joueurs nationaux alignés par club, préconisée par le président de la Fédération internationale de football (Fifa), Joseph Blatter, car elle violerait les traités européens. En revanche, la Commission s’est dite favorable à la règle proposée par l’Union européenne de football (UEFA) dite du «home-grown player», visant à contraindre les clubs à mettre sous contrat un minimum de joueurs locaux au sein d’un effectif, sans pour autant restreindre le nombre de joueurs étrangers. «La Commission ne peut pas accepter la règle» du 6+5, a déclaré lors d’un point de presse le commissaire européen à l’Emploi, Vladimir Spidla. «Les joueurs professionnels sont des travailleurs, donc les principes de libre circulation et de non-discrimination doivent être respectés» pour eux aussi, a souligné Spidla. «La règle 6+5 constituerait une discrimination directe sur la base de la nationalité, inacceptable pour la Commission», a-t-il ajouté. «Si des Etats membres acceptent la règle 6+5, ils ne respecteront pas le traité et la Commission sera obligée de lancer une procédure d’infraction contre ces Etats membres», a-t-il encore prévenu. «C’est le carton rouge à la règle du 6+5», a-t-il ajouté. Blatter avait indiqué la semaine dernière qu’il comptait bien «discuter avec les acteurs du football et les autorités politiques » de cette règle du 6+5 et avait appelé le président français Nicolas Sarkozy, dont le pays présidera l’UE à partir du 1er juillet, à la promouvoir au niveau européen. «Ne pas laisser les riches devenir plus riches» . Il avait aussi annoncé qu’il demanderait au congrès de la Fifa, qui se tient jeudi et vendredi à Sydney, de lui donner mandat pour discuter avec les dirigeants de l’Union européenne de cette question du «6+5». «Nous voulons lutter contre le monopole des ligues et des clubs», avait-il expliqué début mai. «Nous nous battons pour les équipes nationales et l’éducation des jeunes joueurs. Le système actuel va à l’encontre du principe d’égalité des compétitions et de revalorisation des équipes nationales. C’est un système égoïste. Il ne faut pas laisser les riches devenir plus riches». En revanche, le commissaire Spidla s’est dit favorable à la règle de l’UEFA sur la promotion des joueurs locaux, qui prévoit qu’un jeune joueur devra aussi effectuer ses premières années de contrat pour le compte de son club formateur, selon ce projet de l’UEFA.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *