La Croatie sur le toit du monde

La Croatie renaît de ses cendres. Les handballeurs croates ont pu mettre fin à une longue période noire qui a suivi leur titre olympique de 1996. Dimanche à Lisbonne, ils ont repris leur position de leader sur la scène handballistique mondiale. Ils ont été sacrés champions du monde au terme d’une finale disputée contre l’Allemagne, vice-championne d’Europe (34-31).
Ces derniers n’ont pourtant pas démérité. Ils ont fait un jeu égal avec leurs adversaires, prenant à plusieurs reprises l’avantage. Les larmes aux yeux, ces finalistes malheureux sont à leur second échec consécutif après la finale de l’Euro 2002, remportée par la Suède, pays organisateur.
Tout au long de la première période, les deux défenses se sont livrées un combat sans merci. L’énergie et le mental d’acier des Croates faisaient face à la force physique et l’organisation impeccable des Allemands. Jouant serré, les deux finalistes assuraient un bon spectacle sans pour autant parvenir à faire la différence jusqu’à la pause (20-18). Le même scénario se déroulait à la reprise. Le public assistait aux mêmes duels, dont les plus coriaces opposaient le demi-centre croate Balic, au keeper allemand Fritz, vigilant dans ses cages. A cinq minutes de la fin de la rencontre, les Allemands, déstabilisés, lâchaient de précieuses balles. Le tableau affichait à la 27ème minute, 31-30 en faveur des Croates. Ces derniers s’acheminaient petit à petit vers le sacre final. La témérité de la défense allemande n’allait pas y changer grand chose. Et la Croatie concluait son triomphe par un dernier but de Kaleb à vingt secondes du terme. La Croatie avait pourtant très mal entamé la compétition. D’emblée, elle s’est inclinée devant une talentueuse équipe d’Argentine.
Cette dernière a également fait sensation en tenant en échec les champions olympiques russes. Pour les Croates, la suite n’aura été qu’une succession de succès, contre le tenant du titre, la France, (23-22), et la Hongrie (30-29), rescapée du tour principal qui a réussi à atteindre les matches de classement.
L’effectif aligné au Mondial portugais ne comportait que peu d’éléments couronnés à Atlanta. Quelques «survivants» subsistent pourtant : Slavko Goluza, Bozidar Jovic et Valter Matosevic étaient déjà de l’aventure il y a sept ans. La France, championne en 2001 alors qu’elle organisait la compétition a obtenu la médaille de bronze en battant l’Espagne 27 à 22 en un match comptant pour la troisième place, dimanche à Lisbonne.
Les Bleus avaient manqué samedi l’occasion de défendre leur titre mondial et d’ajouter un troisième sacre à leur palmarès après ceux de 1995 et 2001. Ils se sont inclinés d’un but en demi-finale devant l’Allemagne (23-22). Les coéquipiers de Jackson Richardson ont malgré tout assuré leur qualification pour les jeux Olympiques d’Athènes en 2004, récompense réservée aux sept premiers de ce Mondial.

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