La descente aux enfers du Bayer Leverkusen

Humilié par le score de 6 buts à 2 lors de la première journée par les Grecs de l’Olympiakos Le Pirée, le vice-champion d’Allemagne a poursuivi sa descente aux enfers en Bundesliga en s’inclinant 3 à 2 samedi sur le terrain du Werder Brême. Le Bayer occupe la 15e place (sur 18) à 11 points du leader Bayern Munich.
« Nous n’avons pas de chance en ce moment », explique le défenseur international et actuel capitaine Carsten Ramelow. « Tout s’est ligué contre nous », se lamente pour sa part l’entraîneur Klaus Toppmoeller. S’il est vrai que deux tirs sur le poteau, samedi à Brême, et un penalty – apparemment injustifié – ont scellé une défaite malencontreuse du finaliste de la coupe d’Allemagne, qui a disputé son meilleur match de la saison, les raisons de ce début de saison catastrophique sont plus profondes.
Les départs du Brésilien Zé Roberto et du meneur de jeu Michael Ballack – déjà auteur de cinq buts – au Bayern Munich, ainsi que la longue liste des blessés sont deux causes avancées notamment par Klaus Toppmoeller. Le défenseur central Jens Nowotny restera indisponible au moins jusqu’à la fin de l’année. Le défenseur international argentin Diego Placente et la nouvelle recrue brésilienne en défenseur Juan sont également blessés. En huit matches officiels, Leverkusen a ouvert le score à huit reprises avant de concéder cinq défaites. Par ailleurs, avec ses nombreux internationaux présents au Mondial, la préparation a été perturbée. En outre, tandis que Toppmoeller regrette l’absence d’un chef, la préférence donnée au gardien australien Frank Juric au détriment du troisième gardien de la « Nationalmannschaft » Joerg Butt a provoqué quelques incompréhensions.
« Travailler, travailler, travailler », réclame alors l’imposant manageur Reiner Calmund « Nous sommes les outsiders. Nous n’avons pas assez de défenseurs pour stopper «MU» avec van Nistelrooy, Beckham ou Giggs. Mais ce ne serait pas la première fois qu’une équipe faible l’emporte sur une forte », espère Toppmoeller. Nouveau départ ou abîme? Le Bayer se trouve dos au mur en Ligue des Champions, tout comme en Championnat, où il reçoit samedi le Bayern Munich.

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