La descente aux enfers du RBM

L’équipe du Raja de Beni Mellal n’arrive pas à voir le bout du tunnel. Ses problèmes s’accumulent. Ses mauvais résultats aussi. Et elle n’est pas la seule à s’en plaindre. Sa dernière défaite, le week-end dernier, à domicile, face au Kawkab de Marrakech, alors qu’elle a joué loin de ses bases à Khouribga, vient confirmer la débâcle du plus grand club de la Chaouia. Il faut dire que, depuis le début de la saison, la situation des Mellalis n’est guère réjouissante. Après douze rencontres, les co-équipiers de Zouine sont en chute libre. Ils ferment, actuellement, la marche du Championnat du GNF 1, avec quatre points seulement. Plusieurs facteurs viennent expliquer ce constat. D’abord, la crise financière que traverse le club depuis plusieurs saisons. Un problème auquel les dirigeants du club n’ont pas pu, jusqu’à aujourd’hui, trouvé d’issues. À cela s’ajoute le handicap du terrain en cours de réaménagement et dont la fin des travaux tarde à voir le jour. Depuis le début du Championnat, le Raja de Beni-Mellal s’est déplacé à la ville de Khouribga pour recevoir ses adversaires. Résultat : six défaites en six matchs. À l’extérieur, les Rajaouis, n’ont pas pu faire mieux. Ils se sont contentés de quatre nuls et deux échecs. Autre problème, autre souffrance : le phénomène d’immigration clandestine des joueurs. Autrement dit, un réseau informel s’occupe du transfert des joueurs vers d’autres cieux, notamment à destination des pays du Golf. Surtout quand on sait que le transfert, par exemple, vers une équipe travailliste n’est pas soumis au préalable à une autorisation de la part du club d’origine ou de la FRMF. Les joueurs, bien sûr, y trouvent leur compte. Ils sont à la recherche d’un avenir meilleur. Mais pas le club. Celui-ci a puisé dans toutes ses ressources financières et humaines. L’absence d’un sponsor officiel vient rendre la situation beaucoup plus amère. Quatre points en douze journées avec zéro victoire, les verts de Beni Mellal semblent cette fois-ci incapable de sortir du gouffre qui les mèneront droit au GNFII. Déjà l’année dernière ils ont failli y laissé des plumes si ce n’est la chance qui s’est mise de leur côté. Il faudrait un miracle pour que cette même chance vienne les caresser en fin de saison. Le bout de tunnel est encore loin.

Articles similaires

Laissez un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *