La Dream Team tombe de haut

Serait-ce la fin du basket-ball dans sa version NBA? Tout semble indiquer que oui. La sélection des Etats-Unis version NBA, battue par l’Argentine (87-80), a fini par tomber de son piédestal. C’était mercredi dernier lors de la dernière journée de la seconde phase du championnat du monde à Indianapolis.
Cette ville, fief du basket dans le continent américain, n’apporte plus que malédictions à une équipe que l’on qualifiait de rêve. Déjà en En 1987, les Etats-Unis s’y étaient inclinés en finale des jeux panaméricains devant le Brésil, une autre équipe sud-américaine.
La raison invoquée à l’époque était qu’aucun joueur au label NBA n’avait participé à cette rencontre. Une sélection américaine composée de joueurs du championnat professionnel nord-américain (NBA) n’a pu voir le jour qu’en 1992. Baptisée «Dream team», elle volait de succès en succès. Des succès au nombre de 58 en matches officiels et 15 rencontres exhibition. Elle n’a a été sérieusement mise en difficulté qu’une seule fois, en juin 1992, où Jordan et les siens ont été poussés en prolongation par le Brésil. Depuis, rien ne semblait pouvoir l’arrêter. Aucun adversaire n’avait le niveau.
Des victoires faciles se sont suivies : J.O de Barcelone en 1992, au mondial-94 à Toronto et aux J.O d’Atlanta en 1996. Jusqu’à ce qu’elle croise l’Argentine de Ginobili. Les jeux olympiques de Sydney en 2000 aurait pourtant dû faire réfléchir les grosses pointures de la NBA. A deux reprises, la Dream team s’est fait des frayeurs, surtout contre la Lituanie, en demi-finale où elle a caché une victoire étriquée, 85 à 83.
Doucement, l’Europe rejoignait l’Amérique et de plus en plus de joueurs du vieux continent enchantent les salles de NBA. du Français Tony Parker à l’Espagnol Pau Gasol, désigné meilleur débutant cette saison, en passant par l’Allemand Dirk Nowitzki, sans parler de la formation presque NBA de Yougoslavie, ils volent même parfois la vedette aux joueurs locaux.
L’Amérique du Sud n’a pas tardé à suivre, progressant à grands pas. La victoire de l’Argentine est là pour le prouver.
La grande vedette de l’équipe, Emanuel Ginobili, jouera la saison prochaine aux Spurs de San Antonio. La défaite américaine se situe dans un contexte bien défini. A commencer par la sélection de ce mondial elle-même qui n’aligne pas de véritables vedettes NBA, comme ont pu l’être Jordan, Barkley et compagnie en 1992. La faute aux blessures pour certains, comme Shaquille O’neal, au manque de motivation pour d’autres. Cette équipe est en fait formée de joueurs de devoir. Les nouvelles étoiles telles Vince carter ne sont pas là. Les vedettes de ce mondial sont à chercher dans les autres équipes, ceci expliquant peut-être cela.

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