La Fédération cherche conseils

Afin d’évaluer la participation marocaine dans la Coupe d’Afrique des nations, qui s’est soldée, comme tout un chacun le sait, par l’élimination de la sélection nationale dès le premier tour, le bureau fédéral de la fédération royale marocaine de football a décidé d’organiser une série de réunions du 11 au 14 février à Rabat et à Casablanca. Des réunions qui s’inscrivent, selon un communiqué de la fédération, dans le cadre de l’application des décisions prises par le bureau fédéral lors de sa dernière réunion tenue lundi à Rabat.
La raison n’est un secret pour personne. Il s’agit de trouver une issue au marasme dans lequel patauge notre sport populaire numéro 1 et dont le résultat a été une prestation on ne peut plus modeste lors de la CAN 2002, après un nul blanc face au Ghana, une victoire au détriment du Burkina-Faso (2-1) et une défaite devant l’Afrique du Sud (3-1). Ainsi, des spécialistes de médecine sportive, des journalistes et des entraîneurs sont appelés à s’exprimer sur l’état des lieux du football national. Un état pour le moins des plus critiques étant donné le niveau dont est apparu la sélection d’Humberto Coelho lors de cette CAN. Un niveau qui n’est que le fruit de longues années d’inertie au sein de la quasi-totalité des composantes de ce sport. La question à se poser désormais c’est si de telles réunions peuvent constituer une solution aux maux qui rongent le football au Maroc. Ceci sachant que l’impasse à laquelle le Maroc est confronté ne date pas d’aujourd’hui.
Faire appel à tous les acteurs dans ce domaine est une excellente initiative en soi. Encore faut-il que ces derniers puissent avoir assez de temps et de distance par rapport à la déception africaine afin d’avoir une vision d’ensemble sur le football national et de proposer une des solutions à court, moyen et long terme. Pour que plus jamais on ait à « improviser » des décisions ou chasser les uns pour calmer les autres.
L’erreur ne provient pas uniquement de l’équipe nationale mais aussi, et surtout, de l’état du football national dans sa globalité. Il n’y a qu’à voir le championnat national pour réaliser qu’il y a énormément de travail à faire. De l’infrastructure aux clubs, en passant par l’acteur principal de ce sport, le joueur Marocain, il y a du pain sur la planche.

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