La femme à l’honneur à Marrakech

La femme à l’honneur à Marrakech

SAR la Princesse Lalla Amina a présidé l’ouverture officielle de la 3ème conférence mondiale sur la femme et le sport, qui a connu la présence des délégués de tous les pays membres du CIO, à leur tête le président de cette instance, le Dr Jacques Rogge. Etait également présent à cette cérémonie M. Housni Benslimane, président du Comité national olympique marocain. Après les interventions des représentants du CIO et du CNOM. Dr Jacques Rogge a présidé la cérémonie de remise des trophées «femmes et sport» du CIO, qui honorent tous les quatre ans les femmes les plus actives qui rendent service au développement du sport féminin dans les cinq continents : il s’agit de l’algérienne Khelili Messaouda qui représente l’Afrique, Ferdows Ara Khanam du Bangladesh représentant l’Asie, Galina Gorokhova de la Russie représentant l’Europe et Lerraine Landon d’Australie représentant l’Océanie. Le cinquième trophée qui récompense le continent américain a été gardé en réserve par le comité exécutif du CIO qui n’était pas d’accord sur le choix de la lauréate.
La cérémonie d’ouverture a été en outre marquée par l’allocution de SAR la Princesse Lalla Amina Présidente de la Fédération royale marocaine du sport équestre, au cours de laquelle, elle a mis l’accent sur la participation de la femme marocaine dans le développement du sport en général, dans le sport équestre en particulier et dans d’autres disciplines notamment l’athlétisme. Son Altesse a annoncé à l’assistance que la femme marocaine connaît actuellement une émancipation exemplaire grâce au code de la famille préconisé par SM le Roi Mohammed VI. Dans son intervention, le Dr Jacques Rogge, président de CIO, a exprimé sa gratitude à SM pour avoir honoré de son haut patronage cette 3ème conférence. Lundi, le responsable du CIO a été reçu par le Souverain au Palais royal à Tanger en compagnie du général de division Housni Benslimane et de la championne Nawal El Moutawakil.
Pour sa part, Mme Anita Defrantz, Président de la commission «Femmes et Sport» du CIO, a insisté sur la participation de la femme dans toutes les disciplines sportives. Elle a par ailleurs contesté l’hostilité des médias vis-à-vis du sport féminin et annoncé par la suite que 40% des athlètes aux jeux d’Auckland étaient des femmes, espérant qu’aux JO d’Athènes, la participation de la femme connaîtra un taux de l’ordre de 44,2 %. Elle a ainsi terminé son intervention par déclarer que «la femme porte la moitié des cieux. Il est temps de lui rendre la place qu’elle mérite dans tous les domaines et notamment dans le sport». Quant à la championne marocaine médaillée d’or des JO de Los Angeles en 1984, qui est également membre du CIO, Nawal El Moutawakil et ambassadrice bénévole des Nations unies, elle a lu le message transmis par Kofi Anane, secrétaire général de cette dernière instance, dans lequel il a souhaité plein succès à cette conférence.
La voix des femmes arabes et africaines s’est également fait entendre lors de cette manifestation en réclamant que ses spécificités, qui la différencient de l’occidentale, soient prises en compte par le Comité international olympique pour mieux s’acquitter de sa mission. Saisissant cette occasion, les déléguées des pays arabes et africains, participant à la troisième conférence mondiale du CIO sur la femme et le sport, ont évalué les progrès accomplis dans le domaine de la participation féminine effective à la pratique du sport et à l’accès aux postes de décisions au sein des instances sportives. Elles ont souligné que dans ces pays-là, la femme est « acculée à des rôles subalternes dans ce domaine en raison de plusieurs contraintes », comme a déclaré à la MAP Sara Mekki Abbou, présidente de la commission femme et sport au sein du comité olympique soudanais.
Et d’ajouter : «Les défis sont énormes et malheureusement les opportunités qui s’offrent ne permettent même pas l’insertion de la femme dans sa société». Pour cette responsable, l’égalité des chances entre l’homme et la femme n’étant pas assurée, pour des raisons culturelles, historiques et en relations avec les conditions économiques et sociales et à la conception primaire du rôle de la femme, la promotion de la cause féminine aux niveaux régional et continental se trouve entravée.

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