La fête du football africain a commencé

C’est ce samedi 19 janvier que sera donné le coup d’envoi de la 23e édition de la Coupe d’Afrique des nations et ce, jusqu’au 10 février. La CAN, qui se tient chaque deux ans, n’a pas cessé depuis sa création en 1957, d’attirer l’attention des mordus du football, en Afrique mais aussi ailleurs. Il n’y a qu’à voir le nombre d’imprésarios, ces chasseurs de talents qui prennent place sur les gradins en quête de l’oiseau rare, pour s’en rendre compte. Une fête du football africain qui verra également la participation de plusieurs équipes de grande valeur. A commencer par le Cameroun qui défend son titre de l’édition passée en mars 2000. Les lions indomptables ont en bel et bien les moyens. Leur dernière participation aux Jeux Olympiques de Sydney où ils ont remporté la médaille d’or et leur victoire en match amical sur la France, champion du monde, sont là pour le prouver. Le Nigeria, pays organisateur de la CAN 2000 avec le Ghana, est également déterminé à l’emporter. On s’en rappelle, les Super Aigles n’ont été forcé d’atterrir qu’en finale lors de la 22e édition de cette compétition. Ceci, sans oublier l’Egypte, détenteur du record en nombre de consécrations africaines en exaequo avec le Ghana. Les Pharaons, vainqueurs à quatre reprises de cette coupe, en 1957, 1959, 1986 et en 1998, et malgré le groupe 4 difficile dans lequel ils figurent, sont plus que jamais déterminés à remporter un titre qui leur est familier. Leur concurrent immédiat dans ce groupe, en plus de la Tunisie et la Zambie, est le Sénégal. Qualifiés pour la première fois de son histoire pour la Coupe du monde, les Lions du Sénégal n’en finissent pas de surprendre. Une qualification méritée et une équipe qui ne manquera pas de jouer un rôle prépondérant pour cette CAN.
Les équipes du groupe B, à savoir, le Maroc, l’Afrique du Sud, le Ghana et le Burkina Faso sont également déterminés à faire bonne figure pour représenter dignement le football africain. Le Ghana, premier avec brio du groupe F lors des éliminatoires de la CAN-2002, devra défendre son palmarès en comptant sur un effectif de joueurs tels que, Samuel Kufor, Emanuel Ossi et Matheo. Cette 23e édition de la CAN représente un défi pour la formation du Ghana qui va chercher à se réconcilier avec son public après la piètre prestation lors de la dernière édition. Les Bafana-Bafana de l’Afrique du Sud ont, quant à eux, inauguré leur retour aux échéances intercontinentales avec réussite, notamment après avoir remporté at home l’édition de 1996. L’homogénéité de la formation du coach Kliev Parker lui a facilité la tâche pour disposer en finale de la Tunisie (2-0), signés Wiliams. Mais, lors de la 21e édition de Burkina-faso, le onze sud-africain avait trébuché en finale devant les Egyptiens sur le score de 2 à 0.Cette équipe ambitieuse, qui a réalisé pour la deuxième fois d’affilée sa qualification aux phases finales de la Coupe du monde, compte bien redresser la barre et risque de faire bouger plus d’un filet. S’agissant du Burkina-Faso, qui avait abrité les finales de la 21e édition en 1998, il a pu faire bonne figure lors de sa première participation sous la houlette de l’entraîneur national français, Philip Trosey, et ce en arrachant sa qualification en demi-finale, au cours de laquelle il s’était incliné devant le détenteur du titre, l’Egypte (0-2). La sélection burkinabée s’est qualifiée pour la troisième fois, après sa deuxième participation lors des finales du Nigeria-Ghana (2000), au côté de la formation algérienne. Les « Etalons » burkinabés chercheront eux aussi à conquérir un titre jamais remporté. La participation des Lions de l’Atlas pour la 10e fois à ce rendez-vous africain les oblige à consentir d’énormes efforts en vue de rééditer l’exploit de l’Ethiopie (1976), lorsque les coéquipiers d’Ahmed Faras avaient remporté le trophée au cours de leur deuxième participation. La médaille de bronze qu’avait remportée l’équipe marocaine lors des phases finales au Nigeria (1980), en battant en match de classement, son homologue égyptienne sur le score de 2 buts à 0, inscrits par Khalid Labied, représente la deuxième meilleure performance des nationaux. La formation marocaine avait, par ailleurs, assuré sa première place en tête du groupe C lors des éliminatoires, grâce à sa victoire sur les sélections de la Tunisie (deuxième qualifiée), du Gabon et du Kenya. Les poulains d’Humberto Coelho tenteront de faire oublier la piètre prestation enregistrée lors des éditions de Burkina Faso (1998) et Nigeria-Ghana (2000). La première rencontre des lions de l’atlas est prévue contre la formation du Ghana «Black stars» qui rêve d’un cinquième titre intercontinental, après ceux signés à domicile (1963 et 1978)), en Tunisie (1965) et en Libye (1982).

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